Etude sur la première année de travail du Parlement européen
Un an après leur élection, Parlorama a recensé et analysé l’activité des élus du Parlement européen, pour mieux comprendre le fonctionnement réel de cette assemblée. Cette étude se base sur toutes les données existantes, objectives et disponibles. Elle donne des résultats surprenants.Les données sont recensées, compilées, regroupées, et analysées par Parlorama.
L’activité du Parlement n’a que peu varié par rapport à 2004 (nombre similaire de résolutions, rapports…), ce qui s’explique par le fait que le Parlement a atteint son rythme administratif. Il est trop tôt pour voir un effet du traité de Lisbonne, qui ne manquera probablement pas de se révéler dans les prochaines années de la mandature.
Les « initiatives individuelles » ont en revanche explosé : par exemple, sur la même période, on note une augmentation de 10% pour les déclarations écrites et de 35% en ce qui concerne les interrogations écrites.
Concernant les présences mensuelles en plénière, seul trois députés n’atteignent pas le seuil de 50%. Moins de 40 députés sont au dessous de 70%. On remarque une amélioration notable de l’assiduité, pour l’ensemble des députés.
On note que les partis extrêmes et eurosceptiques font largement usage de leur droit de parole dans l’hémicycle, dans lequel ils concentrent leur participation. Mais ils ne prennent pas directement part aux travaux législatifs de l’assemblée.
Les groupes sont proches de leurs thèmes classiques d’intervention :
- Travail, Citoyen, Protection pour le Groupe S&D;
- Marché, Economique, Consommateur pour le Groupe PPE;
- Europe, Droit, Marché pour le Groupe ADLE;
- Environnement, Développement, Transport pour les Verts;
- Electeur, Liberté, Sécurité pour l’ECR.
Un thème traverse tous les groupes politiques, celui de la crise économique. Les députés la traitent en grande partie sous l’angle de la protection.
Le Parlement européen est toujours, et de loin, l’un des parlements les plus transparents d’Europe. La première année de travail des parlementaires montre qu’il doit poursuivre cet effort, pour que les membres continuent à rendre compte efficacement de leurs mandats.
Le Traité de Lisbonne a accru les pouvoirs de l’assemblée et de ses représentants. Celle-ci doit poursuivre les efforts permettant d’en rendre compte.







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