Des eurodéputés plus assidus que leurs prédécesseurs – Les Echos
Des députés européens plus consciencieux, plus présents en plénières y compris ceux issus des Etats nouvellement adhérents. C’est ce qui ressort d’une étude d’un observatoire attentif de l’assemblée européenne, Parlorama.
CATHERINE CHATIGNOUX, Les Echos
L’Observatoire Parlorama récidive.
Après avoir publié en avril 2009 un relevé de notes, parfois cruel, reflétant l’assiduité des députés européens, il se penche à nouveau sur l’activité des élus au Parlement de Strasbourg, un an après le début de la nouvelle législature. Pas de bonnets d’ânes cette fois, encore que l’absentéisme de certains est relevé, comme celui, consubstantielle, du souverainiste Philippe de Villiers ou celui, plus conjoncturel, de l’ex-garde des Sceaux, Rachida Dati. Dans l’ensemble toutefois, les eurodéputés se montrent plus assidus que leurs prédécesseurs aux séances plénières, qui se tiennent une semaine par mois. Seuls trois députés n’atteignent pas par le seuil de 50% de présence -dont Philippe de Villiers, 41,5% -et, sur 736 élus, moins de 40 affichent un score inférieur à 70% de présence -dont Rachida Dati pour le PPE et Jean-Luc Mélenchon (groupe GUE-GNL), à 64% chacun. Difficile de proposer une évaluation plus précise des travaux des députés puisque les débats en commissions ne sont pas correctement répertoriés par le Parlement, regrette Edouard Meier, l’un des créateurs de Parlorama en enjoignant les groupes politiques et le secrétariat du Parlement à se montrer plus transparents.
Si l’activité du Parlement est restée, de juillet 2009 à mai 2010, équivalente en termes de rapports produits et de résolutions votées à celle de la précédente assemblée, l’étude note deux tendances nouvelles. Les «initiatives individuelles» ont explosé : les «déclaration écrites» qui visent à faire voter l’ensemble de l’hémicycle sur une question ouverte (d’ordre sociétal, diplomatique,humanitaire…) ont augmenté de 10% depuis juillet 2009 et les interrogations écrites aux autres institutions de l’Union, de 35%. «Cela montre que parallèlement à leur activité au sein de leur groupe politique, les eurodéputés se mettent à défendre un agenda plus personnel, en lien direct avec l’opinion publique», indique Edouard Meier.
Seconde évolution, la montée en puissance des députés des pays qui ont adhéré en 2004 et n’avaient pas complètement trouvé leur place dans le précédent Parlement. Ils sont désormais très actifs, qu’il s’agisse du nombre de rapports publiés, d’amendements déposés, d’interventions en séance et de questions posées.
http://www.lesechos.fr/info/inter/020650965506.htm






