Le Monde publie la dernière partie de son étude sur les « Micropartis »
Dernier volet de notre enquête sur le financement des partis : après avoir analysé les transferts financiers multiples entre l’UMP et ses partis « frères« , et les mouvements de fonds occasionnés par les alliances électorales à gauche, Le Monde.fr se penche sur la situation des « micro-partis », ces partis politiques de moindre envergure qui permettent de multiplier, indirectement, les dons d’une personne à la même famille politique.
Dominique Paillé, porte-parole de l’UMP, a appelé, samedi 31 juillet, le PS à « éviter de jouer les chevaliers blancs » au regard de son budget de fonctionnement. C’est pourtant l’UMP qui utilise le plus largement le système des micro-partis : le total des budgets des satellites du parti présidentiel atteint 4 938 451 euros. Une somme très supérieure à celle de l’ensemble des petits partis proche du PS, dont les budgets cumulés atteignent 796 964 euros.
Le Monde publie des graphiques sur le financement des partis politiques en 2008
Le Monde publie des graphiques représentant les financements inter-partis en 2008. Comme pour la majorité présidentielle, objet d’une enquête précédente, les partis de l’opposition échangent entre eux des flux financiers parfois complexes. Le Monde.fr a cherché, à partir des données de 2008 – les dernières disponibles – de la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), à décrypter la façon dont ils gèrent ses finances.
MM. Bockel et Besson, actuellement au gouvernement, sont moins bien dotés que d’autres hommes politiques dont l’activité est pourtant moindre. Ainsi, Charles Millon, ancien président du conseil régional de Rhône-Alpes, a touché 123 426 euros pour son parti, la Droite libérale chrétienne. Charles Pasqua, qui fut l’un des mentors politiques de Nicolas Sarkozy, a touché quant à lui 160 000 euros de l’UMP pour son Rassemblement pour la France et l’indépendance de l’Europe, parti à l’activité pourtant peu visible. Quelques petits clubs ne sont pas oubliés : France 9, de François Fillon, a ainsi reçu 60 000 euros. Dialogue initiative, animé par Jean-Pierre Raffarin, a récupéré 100 000 euros. L’association pour la réforme, club d’Edouard Balladur, a touché 76 000 euros. Enfin, l’Association de soutien à l’action d’Eric Woerth (Asaew), alors trésorier de l’UMP, a été dotée de 11 250 euros en 2008, s’ajoutant aux 55 000 euros de l’exercice précédent.






