Le Monde publie des graphiques sur le financement des partis politiques en 2008
Le Monde publie des graphiques représentant les financements inter-partis en 2008. Comme pour la majorité présidentielle, objet d’une enquête précédente, les partis de l’opposition échangent entre eux des flux financiers parfois complexes. Le Monde.fr a cherché, à partir des données de 2008 – les dernières disponibles – de la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), à décrypter la façon dont ils gèrent ses finances.
MM. Bockel et Besson, actuellement au gouvernement, sont moins bien dotés que d’autres hommes politiques dont l’activité est pourtant moindre. Ainsi, Charles Millon, ancien président du conseil régional de Rhône-Alpes, a touché 123 426 euros pour son parti, la Droite libérale chrétienne. Charles Pasqua, qui fut l’un des mentors politiques de Nicolas Sarkozy, a touché quant à lui 160 000 euros de l’UMP pour son Rassemblement pour la France et l’indépendance de l’Europe, parti à l’activité pourtant peu visible. Quelques petits clubs ne sont pas oubliés : France 9, de François Fillon, a ainsi reçu 60 000 euros. Dialogue initiative, animé par Jean-Pierre Raffarin, a récupéré 100 000 euros. L’association pour la réforme, club d’Edouard Balladur, a touché 76 000 euros. Enfin, l’Association de soutien à l’action d’Eric Woerth (Asaew), alors trésorier de l’UMP, a été dotée de 11 250 euros en 2008, s’ajoutant aux 55 000 euros de l’exercice précédent.
L’activité des eurodéputés – Le Monde
Quel est le point commun entre Marine Le Pen, Harlem Désir et Daniel Cohn-Bendit ? Têtes de liste du Front national dans le Nord, des socialistes et des Verts en Ile-de-France, tous trois siègent déjà au Parlement européen. Comme eux, ils sont une bonne trentaine d’élus sortants à figurer en position éligible sur les 72 sièges à pourvoir par la France lors des élections européennes du 7 juin.
Parmi ces eurodéputés, certains sont peu connus. D’autres, comme les socialistes Benoît Hamon ou Vincent Peillon, Marielle de Sarnez, pour le MoDem, ou Philippe de Villiers, du Mouvement pour la France, sont au contraire très en vue. Ces élus mettent souvent en avant leur expérience pour animer une campagne, elle-même lente à démarrer.
Mais leur bilan est des plus contrasté, à en croire une analyse rendue publique mercredi 22 avril par un homme du sérail, Flavien Deltort, ancien assistant parlementaire d’un élu du Parti radical italien, Marco Cappato.






