Le vote du Parlement européen pour l’interdiction des plastiques à usage unique

Pollution Plastique

Le vote des députés européens de janvier 2019 ouvre la voie à l’entrée en vigueur de la loi d’ici 2021 dans l’ensemble des pays de l’Union Européenne. Dans une journée qualifiée « d’historique », au début de l’année, par les ONG de protection de l’environnement, le Parlement européen a voté l’interdiction des pailles, des touillettes, des couverts en plastique à usage unique et des cotons-tiges dans le cadre d’une loi globale contre les déchets plastiques qui détruisent les plages et polluent les océans.

Un (petit) pas envers une meilleure protection des eaux

Le vote des députés européens anticipe, à l’horizon 2021, l’entrée en vigueur d’une interdiction des plastiques à usage unique dans tous les États membres de l’UE. Le Royaume-Uni devrait également parapher cette loi dans l’hypothèse d’un Brexit négocié, avec toutefois un délai supplémentaire pour faire valider la loi dans le Parlement. Le ministre britannique de l’environnement, qui a déjà épinglé la Commission européenne au sujet de son inaction envers la planète, a fait savoir que son pays était déterminé à mettre un terme à la pollution des océans par une batterie d’autres lois dans un avenir proche.

En plus de cibler les déchets de plage en plastique les plus courants, la directive interdira les gobelets en polystyrène à usage unique et ceux en plastique oxo-dégradable qui se désintègrent en petits fragments. Les États membres de l’UE devront prendre des mesures pour réduire l’utilisation de contenants et de couvercles en plastique pour les boissons chaudes. D’ici 2025, les bouteilles en plastique devraient contenir au moins un quart de matières recyclées. Environ 90% des matières plastiques devront aussi être recyclées pour être réutilisées avant 2029, .

Deux ans pour la mise en pratique de la nouvelle directive

Dans le même cadre, l’Union Européenne semble déterminée à s’attaquer au fléau des lingettes humides qui contribuent à boucher les égouts. Les lingettes humides, les filtres à tabac, les tasses jetables et les serviettes hygiéniques sont notamment dans le collimateur de l’UE.

Ces produits devront désormais être étiquetés pour sensibiliser le grand public quant aux bonnes pratiques, et l’emballage avertira les consommateurs des dommages qu’ils causent à l’environnement en éliminant ces articles de façon incorrecte. Le vice-président de la Commission européenne, qui a dirigé le plan, explique que l’Europe veut ouvrir la voie en établissant des normes ambitieuses et nouvelle, d’où ce vote en faveur de l’interdiction des plastiques a usage unique, et la pollution associée qui en découle dans les océans.

Lors de la séance plénière de la Commission Européenne, environ 570 députés avaient voté en faveur du récent accord conclu avec les ministres européens, 30 ont voté contre et 25 se sont abstenus. La directive doit encore statuer sur quelques points avant officiellement ajoutée dans le règlement de l’Union Européenne. Une fois la mesure approuvée, les États membres de l’UE auront deux ans pour la mettre en pratique.

Chaque année, les Européens produisent 25 millions de tonnes de déchets plastiques, mais moins de 30 % sont collectés pour être recyclés. Plus de 80% de la litière marine est en plastique.