Qu’est-ce que le PIB (produit intérieur brut) ?

Le produit intérieur brut (PIB) mesure la valeur totale des biens et services créés à l’intérieur des frontières d’un pays au cours d’une période donnée. Il s’agit d’un indicateur de la santé économique d’un pays, qui donne une vue d’ensemble de sa production intérieure. Généralement, le PIB est calculé annuellement, mais peut également être trimestriel. Pour cela, une estimation du PIB pour chaque trimestre fiscal et pour l’ensemble de l’année est fournie par les administrations publiques. En outre, les données sont ajustées pour tenir compte de l’inflation, ce qui signifie qu’elles sont exprimées en termes réels.

Définition des différents types de produits intérieurs bruts

Il existe plusieurs façons de déclarer le PIB, qui fournissent toutes des indications légèrement différentes.

Le PIB réel

Le PIB réel est une mesure qui prend en compte l’inflation et illustre la quantité de biens et de services générés par une économie au cours d’une année, à prix constants d’une année à l’autre. Il permet de distinguer les effets de l’inflation et de la déflation de la croissance ou de la baisse de la production sur la durée. En effet, une hausse des prix peut augmenter le produit intérieur brut d’un pays, mais cela ne signifie pas toujours une augmentation de la quantité ou de la qualité des biens et des services fabriqués. En conséquence, la détermination de la croissance du PIB nominal due à une augmentation réelle de la production ou uniquement à l’augmentation des prix peut s’avérer délicate.

Pour déterminer la croissance économique réelle d’un pays, les économistes utilisent une méthode qui tient compte de l’inflation. Pour ce faire, le PIB d’une année donnée doit être ajusté au niveau des prix d’une année de référence. Ainsi, cette méthode permet aux économistes de comparer le PIB d’un pays d’une année à l’autre et d’évaluer la croissance réelle. Pour calculer le produit intérieur brut réel, le déflateur des prix du PIB est appliqué. Il s’agit d’un déflateur qui représente la variation des prix au cours de l’année en cours comparé à l’année de référence. Par exemple, une augmentation des prix de 7 % depuis l’année de référence donne un déflateur de 1,07. La division du PIB nominal par ce déflateur permet d’obtenir le produit intérieur brut réel.

Le PIB nominal

Le PIB nominal est une mesure de la production économique d’une économie qui utilise les prix courants dans son calcul, ce qui signifie que la hausse des prix et l’inflation peuvent affecter le chiffre de la croissance. Il intègre tous les biens et services mesurés à leur prix de vente réel au cours de l’année concernée. Le PIB nominal est calculé en monnaie locale ou en le convertissant en dollars américains sur la base des taux de change pour établir des comparaisons financières entre les pays. Le PIB nominal ne doit être utilisé que pour comparer la production entre différents trimestres d’une même année, tandis que le PIB réel est utilisé pour comparer le produit intérieur brut de différentes années. En effet, il tient compte de l’inflation, ce qui permet de comparer plusieurs années sur la base du volume.

Le taux de croissance du PIB

Le taux de croissance du PIB est un outil clé utilisé par les décideurs économiques pour évaluer la rapidité de l’expansion d’une économie par rapport aux périodes précédentes. Basée sur des comparaisons annuelles ou trimestrielles, cette mesure reflète l’évolution de la production d’un pays et est exprimée en pourcentage. En tant que signal de la santé économique au sens large, le taux de croissance du PIB est étroitement lié à des objectifs tels que les taux de chômage et d’inflation. Si le taux de croissance du PIB augmente trop vite, cela peut être le signe d’une surchauffe de l’économie, incitant les banques centrales à envisager une hausse des taux d’intérêt. À l’inverse, en cas de baisse du taux de croissance du PIB, les décideurs politiques envisagent souvent des baisses de taux et des mesures de relance afin de stimuler l’activité économique et de favoriser l’expansion.

La parité de pouvoir d’achat (PPA)

La parité de pouvoir d’achat (PPA) du PIB est souvent utilisée par les économistes pour évaluer les performances économiques d’un pays par rapport à celles d’autres pays du monde. La PPA n’est pas une mesure directe du PIB, mais elle tient compte du coût de la vie et des différences de prix afin de fournir des comparaisons plus précises et plus significatives du revenu, de la production réelle et du niveau de vie entre les pays. Il s’agit d’une méthode particulièrement efficace dans les pays qui connaissent de fortes variations des prix ou du coût de la vie au niveau local.

La valeur du PIB par habitant

Le terme « produit intérieur brut par habitant » désigne le revenu ou la production par personne au sein de la population d’un pays. Il s’agit d’une mesure qui peut être utilisée pour déterminer la productivité moyenne ou le niveau de vie de la population. En effet, cet indice peut être exprimé en termes de parité de pouvoir d’achat (PPA) et en termes nominaux, réels. Le PIB par habitant permet de déterminer la richesse d’une nation et la valeur de la production économique par citoyen. Pour l’essentiel, cette mesure représente la valeur marchande du PIB par personne et peut être considérée comme une mesure de la prospérité.

Outre les autres mesures conventionnelles du PIB, le PIB par habitant est souvent examiné par les économistes pour obtenir des informations sur la productivité intérieure du pays. Étant donné que ce PIB reflète le PIB et la population d’un pays, la contribution de chaque facteur aux résultats totaux et son incidence sur la croissance du PIB par habitant revêtent une importance cruciale. Dans le cas où le PIB par habitant d’un pays augmente tout en maintenant un niveau de population constant, cette augmentation peut être attribuée aux progrès technologiques réalisés. En outre, certains pays ont une faible population et un PIB par habitant élevé, un signe du développement d’une économie indépendante basée sur l’abondance des ressources.

La formule de calcul du PIB

Il existe trois méthodes principales pour calculer le PIB : l’approche par les dépenses, l’approche par les revenus et l’approche par la production. Les trois méthodes, si elles sont correctement calculées, doivent aboutir au même chiffre.

L’approche par les dépenses

L’approche par les dépenses est utilisée pour calculer les dépenses des différents groupes économiques. Le PIB est principalement mesuré à l’aide de cette méthode, qui peut être calculée à l’aide de la formule suivante :

PIB = C(Consommation) + I (Investissement) + G (Dépenses publiques) + NX (Exportations nettes)

Dans un pays, le PIB est stimulé par diverses activités, y compris les dépenses de consommation. Les dépenses de consommation, également connues sous le nom de dépenses de consommation privée, impliquent l’achat de biens et de services par des particuliers. Il s’agit par exemple d’achats de produits alimentaires ou de coupes de cheveux. En réalité, les dépenses de consommation représentent la plus grande partie du PIB de la France. La croissance économique est fortement influencée par la confiance des consommateurs. En revanche, en cas d’incertitude quant à l’avenir, les consommateurs peuvent être amenés à dépenser moins.

L’investissement intérieur privé, également connu sous le nom de dépenses en capital, correspond aux dépenses effectuées par les entreprises pour des activités telles que l’achat de machines et d’équipements, la construction de nouvelles usines ou le développement des technologies. Il s’agit d’un élément majeur du PIB qui permet d’augmenter la capacité de production de l’économie et de créer des emplois.

Les dépenses publiques comprennent à la fois les dépenses de consommation et les investissements du gouvernement. Les gouvernements distribuent de l’argent pour obtenir des équipements, construire des infrastructures et rémunérer leurs employés. En période de ralentissement économique, telle qu’une récession, caractérisée par une forte baisse des investissements des entreprises et des dépenses de consommation, les dépenses publiques peuvent être relativement plus importantes dans le produit intérieur brut d’un pays.

Le calcul des exportations nettes est obtenu par la soustraction du total des importations d’un pays du total de ses exportations (les exportations – les importations). Il s’agit ici des marchandises et des services fabriqués par une économie qui sont vendus à d’autres pays, moins les importations acquises par les consommateurs nationaux. En outre, les dépenses effectuées par les entreprises actives dans le pays, y compris les entreprises étrangères, sont prises en compte dans ce calcul.

L’approche par les revenus

L’approche par les revenus est une méthode de calcul du PIB qui se situe entre les deux autres approches. Elle consiste à déterminer le revenu obtenu par tous les acteurs de la production dans une économie, tels que les rentes foncières, les salaires du travail, les intérêts sur le capital et les bénéfices des entreprises. Dans cet approche, certains éléments qui ne sont pas traités comme des paiements aux facteurs de production sont corrigés. Ainsi, les taxes telles que les taxes foncières et les taxes sur les ventes sont comprises dans la catégorie des impôts indirects sur les entreprises. En outre, le revenu d’une nation inclut la réserve d’amortissement que les entreprises allouent au remplacement de l’équipement qui subit une usure due à l’utilisation. Il s’agit là, avec d’autres facteurs, d’un élément constitutif du revenu d’un pays.

L’approche de la production

En économie, l’approche de la production est utilisée comme un outil pratique pour estimer la valeur de la production économique au sein d’une région ou d’une nation donnée. En tenant compte du coût des consommations intermédiaires au cours du processus de production, cette approche soustrait ces dépenses de la valeur totale de la production. L »approche de la production permet d’obtenir des informations précieuses sur l’état final de l’activité économique et de dresser un tableau complet des performances globales de l’économie.

Tandis que l’approche par les dépenses se concentre sur la projection à partir des coûts des intrants, l’approche par la production présente un point de vue différent qui peut être utile pour l’analyse des données économiques. L’utilisation de l’approche par la production permet aux économistes et aux décideurs politiques de mieux comprendre l’activité économique et les facteurs qui contribuent à son développement.

Les ajustements au PIB

Plusieurs ajustements peuvent être appliqués pour améliorer l’utilité du PIB d’un pays. Bien que le PIB soit une mesure de la taille d’une économie, cette mesure ne reflète pas le niveau de vie d’un pays, étant donné que des facteurs tels que le coût de la vie et la taille de la population peuvent varier d’une région à l’autre. En comparant le PIB nominal de la Chine à celui de la Suisse, le niveau de vie de ces pays n’est pas très clair, puisque la population de la Chine est environ 200 fois supérieure à celle de la Suisse. Pour résoudre les problèmes, la comparaison du PIB par habitant entre les pays est utilisée par les statisticiens en tant qu’outil permettant une meilleure compréhension du niveau de vie.

Le PIB par habitant est un indicateur du niveau de vie d’un pays et se calcule à partir du PIB total d’un pays divisé par le nombre d’habitants. Cependant, il est important de souligner que cette mesure n’est pas sans faille. Par exemple, même si le PIB par habitant de la Suisse est de 100 000 euros et celui de la Chine de 10 000 euros, cela ne signifie pas qu’un Suisse est 10 fois plus riche qu’un Chinois. En effet, les différences de coût de la vie entre les pays concernés sont ignorées par le PIB par habitant, ce qui explique cette situation. Le concept de PPA vise donc à résoudre cette difficulté en comparant le pouvoir d’achat de l’argent dans différents pays, ajusté en fonction des taux de change.

Le PIB par habitant, après ajustement de la parité de pouvoir d’achat, est une statistique utilisée pour mesurer le revenu réel, qui est un aspect fondamental de la vie d’une nation. Par exemple, une personne en Suisse gagne 100 000 dollars par an et une personne en Chine 50 000 dollars par an, la personne en Suisse peut sembler dans une meilleure situation en termes nominaux. Toutefois, le revenu réel de la personne en Chine est trois fois plus élevé que celui de la personne en Suisse pour l’achat d’une année de vêtements et de produits alimentaires et d’autres articles.

Les critiques à l’égard du PIB

Malgré une grande popularité dans l’évaluation des performances économiques des nations, le PIB présente un certain nombre de critiques. En effet, le PIB ne tient pas compte de la valeur économique de l’activité économique non enregistrée et informelle. En outre, il exclut l’emploi clandestin, les services bénévoles et la production domestique, ce qui conduit à une sous-estimation de la richesse totale du pays. De plus, le PIB ne tient pas compte des externalités négatives et est donc incapables de mesurer le bien-être des populations dans son ensemble.

L’accent mis sur la production matérielle dans le PIB exclut le bien-être général d’une nation. La croissance du PIB ne permet pas à elle seule de mesurer avec précision le développement d’un pays ou le bien-être de ses citoyens. Même si un pays connaît une croissance économique rapide, les effets sur la société peuvent être négatifs en termes d’inégalité des revenus et de dommages environnementaux.

Les transactions entre entreprises ne sont pas prises en compte dans le calcul du PIB. Autrement dit, seuls la production de biens finaux et les nouveaux investissements en capital sont pris en compte, tandis que les transactions et les dépenses intermédiaires entre entreprises sont exclues. Par conséquent, le PIB risque d’accorder trop d’importance à la consommation et d’être moins fiable pour mesurer les fluctuations économiques que les mesures qui englobent l’activité interentreprises.

Le calcul du PIB a longtemps été la principale mesure de la réussite économique d’un pays. Toutefois, les critiques soulignent que le PIB ne tient pas compte de tous les aspects de l’activité économique. En effet, le PIB comptabilise les charges et les gaspillages comme des bénéfices économiques, ce qui signifie que les activités destructrices ou improductives sont incluses dans le calcul de la croissance économique. Il s’agit notamment de types de dépenses qui ne créent pas de nouvelles richesses, mais qui transfèrent plutôt des richesses ou compensent des activités destructrices.

Dans la société de la mondialisation, le PIB est la mesure la plus courante de la production économique, mais ses limites deviennent de plus en plus évidentes. En particulier, en négligeant les bénéfices générés par les entreprises étrangères opérant dans un pays, le PIB présente une image incomplète de la performance économique. En conséquence, les responsables politiques doivent impérativement regarder au-delà du PIB et considérer un éventail plus large de données pour comprendre véritablement la trajectoire économique d’un pays.

Le PIB élevé : un bon indicateur de prospérité ?

De nombreuses personnes considèrent le PIB comme l’indicateur ultime du développement économique et jugent le succès d’une nation en conséquence. Cependant, tandis qu’un PIB élevé est indubitablement un marqueur d’une économie prospère, il n’est pas toujours la meilleure mesure du bien-être sociétal. Pour obtenir une représentation plus précise des réalités économiques d’un pays, un examen plus approfondi d’autres indicateurs socio-économiques, tels que la répartition des richesses, est indispensable. Par exemple, dans un pays où le PIB est élevé, la répartition des richesses peut être inégale, ce qui a un effet négatif sur la qualité de vie globale. Pour une approche plus globale, les économistes suggèrent d’associer le PIB à d’autres indicateurs, notamment l’indice de développement humain, pour mesurer le niveau de développement général d’un pays.

L’investissement et le PIB

Pour les investisseurs, le PIB est un outil essentiel dans la prise de décision. Les investisseurs en actions peuvent, en analysant les données relatives aux bénéfices et aux stocks des entreprises figurant dans le rapport sur le PIB, identifier la croissance totale au cours de la période et même examiner les bénéfices avant impôt et les flux de trésorerie d’exploitation par secteur. La comparaison des taux de croissance du PIB entre différents pays permet également aux investisseurs de prendre des décisions éclairées en matière d’allocation d’actifs, en particulier dans le cadre d’opportunités d’investissement dans des économies à forte croissance à l’étranger. En outre, le rapport entre la capitalisation boursière totale et le PIB est un indicateur utile pour les investisseurs qui cherchent à se faire une idée de l’évaluation du marché des actions.

Les sources de données sur le PIB des pays

L’exactitude et la fiabilité des données du PIB mondial sont cruciales pour les pays, les décideurs politiques et les investisseurs. Heureusement, plusieurs organisations réputées proposent des bases de données complètes sur le PIB des pays du monde entier. Parmi les bases de données en ligne les plus sûres, la Banque mondiale dispose d’une liste exhaustive des différents pays soumis à un suivi du PIB, ce qui en fait une excellente source pour tous à la recherche de données historiques et actuelles sur le PIB par pays.

En outre, le Fonds monétaire international (FMI) est une autre source solide de données sur le PIB, fournie par ses multiples bases de données, notamment les Statistiques financières internationales et les Perspectives de l’économie mondiale. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) est également un organisme hautement crédible qui diffuse des données sur le PIB. Malgré la présence de pays membres de l’OCDE et de quelques nations non membres, la base de données de l’OCDE demeure une source précieuse pour tous ceux qui s’intéressent aux données sur le PIB.

Le PIB et son histoire

Simon Kuznets, économiste et statisticien américain, a présenté la notion de PIB au milieu du 20e siècle, à la suite de la Grande Dépression. Jusqu’à la conférence de Bretton Woods, le PNB était le principal système utilisé pour mesurer les économies. Après la conférence, le PIB est devenu la norme largement acceptée. Toutefois, les États-Unis ont continué à utiliser officiellement le PNB pour mesurer le bien-être économique jusqu’à la fin du 20e siècle, époque du passage au produit intérieur brut ou PIB.

Dans les années 1950, certains économistes ont commencé à douter de la capacité du PIB à mesurer la réussite d’une nation. Selon eux, le PIB était considéré comme un indicateur irréfutable, sans prendre en compte d’autres facteurs tels que le bonheur, l’inégalité et d’autres facteurs contribuant au bien-être de la population. En substance, ces critiques ont mis en évidence la différence entre le progrès social et le progrès économique. Cependant, plusieurs experts n’étaient pas d’accord et avaient un point de vue différent sur la corrélation entre le PIB et le succès économique.

Mieux comprendre le produit intérieur brut

Dans le calcul du PIB d’un pays, la somme des dépenses privées et publiques, des dépenses de l’État, des investissements, de la variation des stocks, des coûts de construction et de la balance du commerce extérieur entrent dans la composition du PIB. La valeur des exportations est ajoutée, tandis que la valeur des importations est soustraite. Dans l’ensemble des composantes qui contribuent au PIB d’un pays, la balance du commerce extérieur joue un rôle déterminant. Pour que le PIB d’un pays augmente, la valeur des marchandises et services que les producteurs locaux vendent à d’autres nations doit être supérieure à la valeur des marchandises et services étrangers achetés par les consommateurs locaux: il s’agit alors d’un excédent commercial.

Le déficit commercial se produit généralement quand les consommateurs nationaux dépensent plus pour les produits étrangers que les consommateurs étrangers ne dépensent pour les produits nationaux. Dans ce cas, le PIB d’un pays peut enregistrer une baisse. En effet, le PIB réel reflète mieux la croissance économique à long terme d’un pays, en tenant compte de l’inflation et en utilisant une monnaie constante, alors que le PIB nominal ne tient pas compte de l’inflation.

Le PIB, le PNB, le RNB : quelle différence ?

Bien que le PIB soit une mesure couramment utilisée de la croissance économique, il existe également d’autres méthodes. En effet, le PIB ne mesure que l’activité économique à l’intérieur des frontières physiques d’un pays, y compris les entités détenues par des étrangers. En revanche, le produit national brut (PNB) est une mesure de la production totale des individus ou des entreprises du pays, même s’ils sont basés à l’étranger, à l’exclusion des biens nationaux produits à l’étranger.

Le revenu national brut (RNB) est une autre méthode de mesure de la croissance économique. Il s’agit du revenu total gagné par les citoyens ou les ressortissants d’un pays, indépendamment de l’endroit où l’activité économique est réalisée (localement ou à l’étranger). Au même titre que le PNB, le RNB est proche de l’approche par les revenus appliquée au calcul du PIB et de l’approche par la production.

La méthode de calcul du PNB adopte l’approche par la production, tandis que la méthode de calcul du RNB adopte l’approche par les revenus. Le RNB d’un pays est constitué des recettes intérieures, des impôts indirects sur les entreprises, des amortissements et des revenus nets des facteurs étrangers. Pour calculer le revenu net des facteurs étrangers, les paiements effectués aux entités en dehors du pays sont déduits des paiements effectués aux entreprises nationales.

Le RNB est considéré comme une mesure plus appropriée de la santé économique générale que le PIB, en particulier dans une économie de plus en plus mondialisée. Dans certains pays, le PIB est supérieur au RNB en raison de la présence d’entreprises et de ressortissants étrangers qui transfèrent la majeure partie de leurs revenus vers l’étranger. Selon de nombreux économistes, l’IDH (indice de développement humain) est un indicateur alternatif au PIB qui intègre les aspects sociaux de la vie humaine. En fait, l’IDH ne complète pas seulement le PNB, mais suscite également l’intérêt pour d’autres paramètres analysés aux fins du rapport sur le développement humain.

Conclusion

Le produit intérieur brut, ou PIB, est une mesure largement reconnue de la production économique d’un pays. Pour beaucoup de personnes et de dirigeants, la croissance du PIB est un indicateur souhaitable du progrès et de la prospérité d’un pays, qui a tendance à jouir d’un meilleur niveau de vie. Cependant, certains économistes soulignent les limites de l’utilisation du PIB comme mesure de la santé économique ou comme moyen d’évaluer le bien-être social. Selon eux, les limites du mode de calcul du PIB, ainsi que sa focalisation étroite sur l’activité économique, sont autant de raisons de rechercher d’autres indicateurs pour évaluer la réussite globale d’un pays.

Le PIB est un indicateur économique essentiel utilisé par les décideurs politiques pour évaluer les performances globales de l’économie d’un pays. Grâce à ce précieux instrument, les responsables peuvent établir le niveau d’expansion ou de contraction de l’économie, atténuer les menaces éventuelles telles que l’inflation ou la récession et prendre les mesures nécessaires pour stimuler ou freiner l’économie en conséquence. Toutefois, la perfection et les limites du PIB ne sont pas négligeables. Dans le but d’accroître sa précision et sa spécificité, les gouvernements doivent apporter des modifications nuancées au calcul du PIB qui reflètent plus fidèlement la réalité économique d’un pays.