Dans la nuit du 12 au 13 août 1961, les forces est-allemandes ferment la frontière entre Berlin-Est et Berlin-Ouest ainsi que le pourtour des secteurs occidentaux. La mesure répond à des départs devenus massifs vers l’Ouest, mais aucun document de décision n’a été retrouvé : la recherche reste divisée entre une lecture qui place Walter Ulbricht au centre et une lecture qui situe l’arbitrage à Moscou. Le dispositif a ensuite changé plusieurs fois en vingt-huit ans, et le nombre de morts qu’on lui attribue dépend entièrement de la définition retenue.[1][3][5]

La fermeture est conduite par étapes et selon un plan, sur fond d’une accélération des départs vers l’Ouest connue par des statistiques d’enregistrement ouest-allemandes. Aucun acte de décision n’a été retrouvé, et les archives ouvertes après 1990 ne se lisent pas de la même façon selon les historiens : Hope Harrison place Walter Ulbricht au centre, Bernd Bonwetsch et Alexeï Filitov situent l’arbitrage à Moscou. Le dispositif frontalier est modernisé à partir de 1966, et le nombre de morts recule ensuite, dans une proportion que seule l’équipe auteure du décompte a cherché à expliquer. Ce décompte de référence retient au moins 140 morts au Mur, selon un périmètre borné, dans un état daté d’août 2017.[1][3][5]

Une frontière ouverte devenue insoutenable pour la direction est-allemande

Berlin est administrée à quatre depuis 1945 et se trouve enclavée dans la zone d’occupation soviétique : tout ce qui entre dans les secteurs occidentaux traverse d’abord cette zone. Cette configuration avait déjà produit une crise majeure en 1948-1949, traitée dans la page consacrée au blocus de Berlin (1948-1949), et le cadre d’ensemble par berlin guerre froide.[11][12]

Entre 1949 et la fermeture d’août 1961, environ 2,7 millions de personnes venues de la zone d’occupation soviétique, de la RDA et de Berlin-Est ont été enregistrées à l’Ouest par la procédure d’accueil d’urgence, le Notaufnahmeverfahren. Le mouvement culmine en 1953, avec environ 330 000 personnes. Ce total ne mesure pas des départs : il compte des demandes déposées à l’Ouest, ignore ceux qui n’ont pas engagé la procédure et ne déduit pas les retours. Il provient d’une statistique publiée en 1965 par le ministère fédéral ouest-allemand des Affaires pan-allemandes, une partie au conflit. Les estimations couvrant 1945-1961 montent à trois millions et demi selon le périmètre retenu.[10]

L’accélération de 1961 rend la situation intenable aux yeux de la direction du SED. Plus de cent mille personnes quittent la RDA au premier semestre, dont environ vingt mille pour le seul mois de juin ; en juillet, le total atteint environ trente mille. Ces nombres sont des ordres de grandeur : Hope Harrison les reprend d’une monographie de Catudal parue en 1980, non d’un relevé d’archives. Ils indiquent une tendance, pas un décompte.[1]

Le rôle causal de cette pression fait consensus, sur deux ensembles d’archives distincts. Bonwetsch et Filitov montrent qu’à Moscou le mouvement de fuite était suivi avec une grande inquiétude ; ils ajoutent que la politique soviétique de harcèlement de Berlin-Ouest a elle-même amplifié les départs, chacun s’attendant à voir le passage bientôt fermé. La pression migratoire est la cause immédiate de la fermeture ; elle n’en est pas une explication suffisante.[1][3][10]

La nuit du 12 au 13 août 1961

Le 7 août 1961, six jours avant la fermeture, le bureau politique du SED se réunit en séance extraordinaire, au retour d’Ulbricht de Moscou, et entend son rapport sur la conférence des 3-5 août.[1][3]

Le procès-verbal de cette séance est lu de deux manières. Hope Harrison y voit l’annonce d’une décision de fermer la frontière dans la nuit du 12 au 13. Bonwetsch et Filitov soulignent que le texte ne parle pas de fermeture, mais du début des mesures de contrôle prévues, dans la nuit du samedi au dimanche, sur la base d’une décision du Conseil des ministres. L’écart n’est pas anecdotique : il ne s’agit pas de deux attestations documentaires concordantes, mais d’un document unique et de deux lectures.[1][3]

Sur l’exécution elle-même, une source interne existe. Dans une lettre à Nikita Khrouchtchev du 15 septembre 1961, Ulbricht écrit : L'exécution de la résolution sur la fermeture de la frontière avec Berlin-Ouest s'est déroulée conformément au plan. La tactique consistant à appliquer les mesures progressivement a rendu plus difficile à l'ennemi de mesurer l'ampleur de nos mesures. La version française est traduite de l’anglais publié par Hope Harrison. Ce compte rendu adressé à Moscou par la direction qui a conduit l’opération valorise sa propre conduite ; il atteste néanmoins une exécution par étapes et planifiée.[1]

Le sténogramme non corrigé de la conférence des premiers secrétaires des partis du pacte de Varsovie, publié par Bonwetsch et Filitov, conserve une déclaration d’Ulbricht datée du 4 août 1961 :

il est nécessaire qu'au moment voulu la frontière d'État qui passe au milieu de Berlin soit fermée et ne puisse être franchie par les citoyens de la République démocratique allemande qu'avec une autorisation de sortie particulière.[3]

La phrase est tronquée : elle se poursuit sur les autorisations de visite à Berlin-Ouest. Selon les éditeurs, Ulbricht est le premier, ce 4 août, à présenter la fermeture comme une nécessité sans alternative. Le membre de phrase qui l’évoque manque toutefois dans le projet de texte remis par Ulbricht comme dans la version finale du protocole ; les éditeurs laissent ouverte la question de savoir si cette disparition signale un désaccord soviétique ou un souci de secret.[3]

Une file d’hommes en uniforme, arme à la main, se tient devant les colonnes d’une porte monumentale, deux véhicules lourds stationnés en arrière-plan.
Des membres des groupes de combat ouvriers (Kampfgruppen), armés de PPSh-41, en cordon sur la face ouest de la porte de Brandebourg, à Berlin-Est, avec des canons à eau IFA G5 SK-2 à l’arrière-plan, probablement le 13 août 1961 : le Bundesarchiv date la vue de ce jour, la ligne d’agence portant celle du 14 août. Cliché de Peter Heinz Junge pour l’agence officielle est-allemande ADN-Zentralbild. Bundesarchiv, Bild 183-85458-0002 / Junge, Peter Heinz / CC-BY-SA 3.0

Un dossier sans acte de décision

Le 15 juin 1961, lors d’une conférence de presse internationale à Berlin-Est, la journaliste Annamarie Doherr, de la Frankfurter Rundschau, demande si la formation d’une ville libre signifie que la frontière d’État sera érigée à la porte de Brandebourg. Ulbricht répond : Je ne sais pas qu'une telle intention existe. [...] Personne n'a l'intention d'ériger un mur. En allemand : Mir ist nicht bekannt, daß eine solche Absicht besteht. [...] Niemand hat die Absicht, eine Mauer zu errichten. La phrase est devenue célèbre ; elle est d’abord une réponse à une question qui évoquait déjà une frontière d’État au cœur de la ville. Aucune source connue n’établit qu’une décision était prise à cette date : la déclaration ne peut être lue ni comme un aveu ni comme une prémonition.[4]

Après dépouillement du dossier moscovite de la conférence des 3 au 5 août 1961 — six classeurs, environ huit cents pages dactylographiées conservées en trois états —, Bonwetsch et Filitov écrivent : Aucune décision formelle sur la fermeture de la frontière n'a été retrouvée à ce jour. Le constat porte sur l’état des archives en 2000 : il signifie que le document n’a pas été retrouvé, non qu’il n’a jamais existé.[3]

Les historiens situent le moment décisif en lien avec cette conférence, très probablement dans la matinée du 5 août, sans séance plénière et sans compte rendu conservé ; les entretiens bilatéraux ne sont pas couverts par le protocole. D’autres datations ont été proposées, de la semaine suivant le 20 juillet 1961 à la conférence de Moscou elle-même. La datation reste probabiliste.[1][3]

Sur l’auteur de la décision, la recherche ne tranche pas. Hope Harrison, qui travaille sur les archives du SED et sur des fonds soviétiques ouverts après 1990, soutient que la pression continue d’Ulbricht a fini par contraindre Khrouchtchev ; elle conclut : Le Mur, quoique proposé par Ulbricht, a fini par être la solution de compromis de Khrouchtchev pour préserver l'Allemagne de l'Est sans provoquer l'Occident. Bonwetsch et Filitov, qui éditent le protocole intégral de la conférence de Moscou, jugent cette lecture excessive : elle surestimerait l’influence est-allemande. La fermeture serait l’option médiane retenue à Moscou, entre un traité de paix séparé jugé trop risqué et une aide économique massive refusée par les alliés du bloc. Michael Lemke, sur les mêmes faits, conclut à l’inverse que la crise a réduit les marges de manœuvre du SED.[1][2][3]

Quelques points ne sont pas contestés : la frontière est fermée dans la nuit du 12 au 13 août 1961, le bureau politique s’est réuni en séance extraordinaire le 7 août, aucun acte de décision n’a été retrouvé, et la recherche postérieure à 1990 admet que les intérêts soviétiques et est-allemands divergeaient et qu’Ulbricht a exercé une pression forte et documentée.[1][3]

Le désaccord porte sur un point précis : savoir si Khrouchtchev a été contraint ou s’il a arbitré entre plusieurs options. Les témoignages d’acteurs se contredisent ; lors du procès d’août 1993, Valentin Falin désignait Khrouchtchev et Iouli Kvitsinski désignait Ulbricht.[1][3]

Le récit longtemps dominant de la conférence reposait quant à lui sur le seul témoignage du général tchécoslovaque Jan Šejna, transfuge de février 1968. Le protocole le contredit sur un point vérifiable : Šejna affirme qu’Ulbricht n’était pas à Moscou le 4 août, jour où le protocole le fait parler puis présider. Le témoignage de Kornienko, souvent invoqué, est vraisemblablement repris de Beschloss, lui-même tributaire de Šejna : la reprise est circulaire.[3]

L’ouverture des archives après 1990 a considérablement enrichi le dossier sans le clore. La question de savoir qui a décidé la fermeture du 13 août 1961 reste ouverte.[1][3]

Le discours officiel change en quelques mois. Présentée le 13 août comme l’exécution d’une volonté collective des États du pacte de Varsovie, la fermeture devient à partir de novembre 1961, sous la plume du SED, le rempart de protection antifasciste et la seconde naissance de l’État est-allemand. Bonwetsch et Filitov expliquent ce retournement par l’absence de réaction violente aux mesures, qui rendait superflu l’argument de la responsabilité collective.[3]

Une frontière modernisée à partir de 1966

L’équipe du Centre de recherche en histoire contemporaine de Potsdam et de la Fondation du Mur de Berlin, qui a établi le décompte nominatif des morts, décrit une modernisation technique engagée en 1966 avec la construction de ce qui est appelé la « frontière moderne », puis une nouvelle série d’aménagements dans la décennie suivante : clôture à signal électronique dite 74, mur de frontière dit 75, surveillance renforcée de la bande située en avant du mur lui-même.[5]

Un long mur de béton couvert d’inscriptions peintes, coiffé d’un tube cylindrique, longe une esplanade enneigée où marchent quelques passants.
Le mur au Potsdamer Platz, vu du côté ouest, le 4 mars 1980 : muraille de béton à couronnement tubulaire couverte d’inscriptions, quelques passants sur le trottoir enneigé. Photographie de Willy Pragher, Landesarchiv Baden-Württemberg, Staatsarchiv Freiburg. Landesarchiv Baden-Württemberg, Staatsarchiv Freiburg W 134 Nr. 116446e / Fotograf: Willy Pragher / CC BY 4.0

Cette évolution se lit dans la répartition des morts. Sur les 140 morts recensés au Mur, 120 surviennent entre 1961 et 1975 et 20 entre 1976 et 1989, soit 85,7 % contre 14,3 % ; environ la moitié se concentre sur les cinq premières années, et l’année 1967, avec deux morts, est identifiée comme un premier point de bascule.[5]

Le lien entre ces deux séries est une interprétation, non un constat. Les auteurs du décompte l’attribuent au perfectionnement technique des installations et au renforcement de la garde, puis aux accords d’Helsinki d’août 1975, après lesquels les tentatives de franchissement reculent au profit de demandes légales d’émigration, moins dangereuses. Une seule équipe porte cette explication, et c’est celle qui produit le décompte. Ce qu’elle décrit est une frontière rendue plus étanche : la baisse du nombre de morts n’indique pas un relâchement du régime frontalier.[5]

Franchir la frontière : un cas documenté et ses limites

Les tentatives de fuite sont pour une large part connues par des témoignages recueillis après 1989, donc à distance des faits. Un épisode fait exception : il a été filmé pendant qu’il se déroulait.

Le Tunnel 29

Les 14 et 15 septembre 1962, vingt-neuf citoyens de RDA quittent Berlin-Est par un tunnel d’environ cent vingt mètres, creusé depuis la Bernauer Straße 78/79 jusqu’à la Schönholzer Straße 7 par une trentaine d’aides à la fuite. Le nombre de fugitifs a donné son nom au « Tunnel 29 ». La chronique institutionnelle qui en établit le détail s’appuie sur un fonds photographique identifié.[7]

Ses initiateurs, les étudiants italiens Luigi Spina et Domenico Sesta, avaient vendu les droits de tournage à la chaîne américaine NBC. La négociation est menée en mai 1962 par le producteur Reuven Frank et le journaliste Piers Anderton ; la chronique institutionnelle et l’historien des médias Mike Conway s’accordent sur cette vente.[7][8]

Le montant versé n’est connu que par les travaux de Mike Conway. Selon l’historien des médias Mike Conway, NBC a payé 7 500 dollars aux creuseurs pour l’exclusivité du tournage, plus 5 000 dollars conditionnés à la réussite de l’évasion. Ces sommes, exprimées en dollars de 1962, ne sont rattachées à aucune cote d’archives.[8][9]

La suite repose sur le même auteur. Mike Conway rapporte que le Département d’État s’est opposé à la diffusion du documentaire, que NBC en a elle-même repoussé la programmation pendant la crise de Cuba, et que le film a finalement été diffusé le 10 décembre 1962 devant environ 13,5 millions de téléspectateurs, avant de recevoir trois Emmy Awards, dont celui du programme de l’année. Le report est le fait de la chaîne, non d’une autorité publique.[8][9]

Compter les morts : chiffres, critères et périmètres

Le nombre de morts au Mur n’est pas une donnée brute : c’est le produit d’une définition. Le décompte de référence est celui du projet du Centre de recherche en histoire contemporaine de Potsdam et de la Fondation du Mur de Berlin : au moins 140 morts entre août 1961 et novembre 1989, dans un état de la recherche daté d’août 2017. Les éditions imprimées de 2009 et de 2011 en donnaient 136 ; quatre cas ont été ajoutés après la clôture du projet.[5][6]

Le critère est publié : est comptée comme morte au Mur toute personne dont le décès présente un lien causal et spatial démontrable avec une tentative de fuite, ou avec une action ou une omission des organes frontaliers dans le territoire frontalier. Le projet a enregistré et examiné 576 cas ; 164 ont été écartés et 24 restent indécidables. Les 140 se répartissent en 101 fugitifs, 30 personnes sans intention de fuite auxquelles s’ajoute un soldat soviétique, et 8 gardes-frontière.[5]

D’autres décomptes existent, établis à d’autres fins et selon d’autres critères : 78 pour le service central d’enregistrement de Salzgitter, 86 pour le parquet de Berlin, 92 pour la préfecture de police, 122 pour la ZERV, plus de 200 pour l’Arbeitsgemeinschaft 13. August. L’écart ne mesure pas un désaccord sur les faits, mais sur le périmètre. Ces cinq décomptes ne sont connus que par le rapport du projet lui-même, qui est partie au débat.[5][6]

Le périmètre doit être énoncé avec le chiffre. Le rapport exclut explicitement la frontière interallemande, les frontières vers les pays tiers et la Baltique : le décompte porte sur le seul Mur de Berlin. Par ailleurs, au moins 251 voyageurs sont morts avant, pendant ou après un contrôle à un poste de passage berlinois, dont 227 à la gare de la Friedrichstraße ; le rapport les compte à part, le lien avec le régime frontalier n’étant pas établi cas par cas. Ces morts ne s’additionnent pas aux 140.[5][6]

Une seule équipe a mené l’examen nominatif des 576 cas, et la discussion méthodologique publiée sur les périmètres de comptage émane des mêmes chercheurs. Le décompte est donc à la fois le mieux documenté et le seul de son espèce : il fait référence sans clore le débat, notamment avec l’Arbeitsgemeinschaft 13. August, dont le périmètre est plus large. Il se lit comme un état de la recherche, non comme un total définitif.[5][6]

Le 9 novembre 1989 borne ce décompte comme il borne l’existence du dispositif. Les causes et le déroulement de l’ouverture du Mur relèvent d’une autre séquence.[5]

Sources et bibliographie

  1. Hope M. Harrison, Ulbricht and the Concrete « Rose ». New Archival Evidence on the Dynamics of Soviet-East German Relations and the Berlin Crisis, 1958-61, Cold War International History Project, Working Paper n° 5, Woodrow Wilson International Center for Scholars, Washington D.C., mai 1993.
  2. Hope M. Harrison, Driving the Soviets up the Wall. Soviet-East German Relations, 1953-1961, Princeton University Press, 2003. Forme livre de la précédente.
  3. Bernd Bonwetsch et Alexeï Filitov, Chruschtschow und der Mauerbau. Die Gipfelkonferenz der Warschauer-Pakt-Staaten vom 3.-5. August 1961, Vierteljahrshefte für Zeitgeschichte 48 (2000), p. 155-198. Édition annotée du protocole de la conférence.
  4. Internationale Pressekonferenz des Staatsrats-Vorsitzenden der DDR, Walter Ulbricht, in Ost-Berlin, 15. Juni 1961, dans Dokumente zur Deutschlandpolitik IV/6 (1961), p. 925 s., reproduit par Chronik der Mauer, matériel 178773.
  5. Hans-Hermann Hertle et Maria Nooke, The Victims at the Berlin Wall, 1961-1989. Findings of a Research Project, Zentrum für Zeithistorische Forschung Potsdam et Stiftung Berliner Mauer, version d’août 2017.
  6. Hans-Hermann Hertle et Gerhard Sälter, Die Todesopfer an Mauer und Grenze. Probleme einer Bilanz des DDR-Grenzregimes, Deutschland Archiv 39 (2006), 4, p. 667-676.
  7. Chronik der Mauer, Gelungene Flucht durch den « Tunnel 29 », 14./15. September 1962, fiche 180928, Bundeszentrale für politische Bildung, Deutschlandradio et ZZF Potsdam.
  8. Mike Conway, The battle between NBC and CBS to be the first to film a Berlin Wall tunnel escape, The Conversation, 8 novembre 2019. Article de vulgarisation sans appareil de notes.
  9. Mike Conway, Contested Ground. The Tunnel and the Struggle over Television News in Cold War America, University of Massachusetts Press, 2020.
  10. German History in Documents and Images, Refugee Movement (1950-1963), German Historical Institute Washington, d’après SBZ von A bis Z, Bonn, 1965, p. 133.
  11. Gerhard Wettig, Chruschtschows Berlin-Krise 1958 bis 1963. Drohpolitik und Mauerbau, Oldenbourg, 2006. Synthèse d’ensemble sur la crise de Berlin, en lecture complémentaire.
  12. Roger G. Miller, To Save a City. The Berlin Airlift, 1948-1949, Air Force History and Museums Program, Washington D.C., 1998.
  13. Foreign Relations of the United States, 1945, vol. III, document 631, Murphy au secrétaire d’État, 1er décembre 1945, Office of the Historian.