Une seule démarche reste à faire dans tout le calendrier de cette rentrée. L’allocation de rentrée scolaire est déjà partie : elle a été versée le 18 août 2026 en métropole, sans qu’aucune famille d’enfant de 6 à 15 ans ait eu à la demander. La bourse, elle, ne part pas toute seule. Sa campagne ouvre le 1ᵉʳ septembre 2026 et ferme le 15 octobre, six semaines plus tard, au collège comme au lycée.

Entre ces deux dates s’intercalent d’autres échéances : une rentrée décalée de deux jours selon la zone, un téléphone que chaque lycée doit interdire dans son règlement intérieur, une éducation financière généralisée en 4ᵉ, une classe prépa-seconde entrée dans le code de l’éducation. Chacune repose sur un texte publié et daté, et aucune ne vise le même public. La dernière échéance est aussi la seule qui dépende de la famille : le 15 octobre.

4 et 18 août : l’allocation de rentrée a déjà été versée, de 426,87 à 466,02 euros

Le versement a eu lieu le 18 août 2026 en métropole, en Guadeloupe, en Guyane et en Martinique. À La Réunion et à Mayotte, il est intervenu deux semaines plus tôt, le 4 août 2026. C’est la première date du calendrier, et elle est déjà passée.

Le montant dépend de l’âge de l’enfant, pas de sa classe.

Allocation de rentrée scolaire 2026 : montants par tranche d’âge
Âge de l’enfantMontant 2026Rentrée précédenteMontant à Mayotte
6 à 10 ans426,87 €423,48 €429,01 € (primaire)
11 à 14 ans450,41 €446,85 €452,67 € (collège)
15 à 18 ans466,02 €462,32 €468,36 € (lycée)

Les trois montants ont augmenté de la même fraction d’une rentrée à l’autre, environ 0,80 %. Lire trois chiffres différents laisse croire à trois arbitrages ; c’est un seul mouvement, appliqué aux trois tranches. Les fiches publiées ne donnent pas la base de calcul de cette revalorisation. À Mayotte, les montants sont fixés par niveau scolaire — primaire, collège, lycée — et non par tranche d’âge.

La condition d’âge se lit en dates de naissance : sont concernés les enfants nés du 16 septembre 2008 au 31 décembre 2020 inclus. À Mayotte, le droit reste ouvert jusqu’à 20 ans, et la plage commence dès le 16 septembre 2006 : une famille mahoraise dont le jeune a 19 ou 20 ans se situe encore dans le champ. La condition de ressources, elle, se juge sur les revenus nets catégoriels de 2024. Les plafonds sont fixés par l’arrêté du 22 décembre 2025 : 28 956 € pour un enfant à charge, 35 638 € pour deux, 42 320 € pour trois, 49 002 € pour quatre.

Deux temporalités se croisent donc dans le même dossier. L’éligibilité regarde 2024, le montant regarde l’âge atteint dans l’année en cours. Une perte de revenus survenue en 2025 ou en 2026 n’entre pas dans le calcul de cette rentrée-ci. C’est la première cause d’incompréhension devant un refus ou devant un montant qui ne correspond pas à ce que la famille attendait.

Pour les 6-15 ans, aucune démarche : le droit s’ouvre seul. Pour les 16-18 ans, l’organisme écrit ou envoie un courriel en juillet, et la scolarité doit être déclarée en ligne pour que le versement se fasse. Cet organisme est la caisse d’allocations familiales (CAF) au régime général, la mutualité sociale agricole (MSA) au régime agricole : une famille d’exploitants ou de salariés agricoles fait la même démarche, sur le site de sa MSA. Un enfant de moins de 6 ans qui entre au CP ouvre également droit à l’allocation, sur transmission d’un certificat de scolarité à la CAF ou à la MSA. Le détail des conditions figure dans le détail de l’allocation de rentrée scolaire.

1ᵉʳ ou 3 septembre selon la zone, sortie le 3 juillet 2027 pour tout le monde

Deux jours séparent les élèves à la rentrée. La zone A reprend le 1ᵉʳ septembre 2026, les zones B, C et la Corse le 3 septembre 2026. L’arrêté du 22 octobre 2025, publié au Journal officiel de la République française le 23 octobre 2025, fixe ce calendrier.

Le découpage en zones ne commande que deux moments de l’année. Il décale la rentrée de deux jours, puis les vacances d’hiver et de printemps. Tout le reste est commun aux trois zones : la Toussaint du 17 octobre au 2 novembre 2026, Noël du 19 décembre 2026 au 4 janvier 2027, et la sortie le 3 juillet 2027 partout.

Une famille dont les enfants relèvent de zones différentes n’a donc que deux blocs de l’année à comparer : l’hiver et le printemps. Un mode de garde se cale une fois pour toutes sur le reste.

Au lycée, c’est le règlement intérieur qui interdit le téléphone, établissement par établissement

Un lycéen peut arriver avec son téléphone dans son sac. Ce qui lui est opposable, c’est le règlement intérieur de son lycée. La circulaire MENE2617958C du 2 juillet 2026, publiée au Bulletin officiel n° 27, demande à chaque établissement d’y inscrire l’interdiction dès la rentrée scolaire 2026.

Jusqu’à cette rentrée, les deux niveaux ne suivaient pas la même règle. Au collège, l’usage du téléphone était interdit pendant les cours comme en dehors. Au lycée, le règlement intérieur pouvait l’autoriser, le limiter ou l’interdire, chaque établissement décidant pour lui-même.

La circulaire ne crée pas l’interdiction, et l’article sur lequel elle s’appuie ne l’imposait pas non plus. L’article L. 511-5 du code de l’éducation ouvrait déjà au lycée une simple possibilité : celle de prévoir l’interdiction dans son règlement intérieur. La circulaire demande d’exercer cette faculté partout, pour une rédaction que le code définit ainsi : « l’interdiction de l’utilisation du téléphone portable et des autres objets connectés dans tout ou partie de l’enceinte de l’établissement et pendant les activités scolaires se déroulant à l’extérieur de celle-ci ».

Trois bornes se lisent dans cette rédaction. L’interdiction porte sur l’utilisation, pas sur la possession. Elle englobe les autres objets connectés, montres et écouteurs compris. Elle vaut aussi hors des murs, pendant une activité scolaire organisée à l’extérieur.

La base juridique n’est pas la même des deux côtés du couloir. Au collège, l’interdiction s’impose d’elle-même. Au lycée, elle passe par le règlement intérieur, adopté par le conseil d’administration de l’établissement. Deux lycées voisins peuvent donc retenir des modalités de rangement différentes, et c’est ce document qu’il faut ouvrir pour savoir laquelle s’applique. Le ministère y a joint un vade-mecum destiné aux équipes.

Trois pièces fondent la règle applicable au lycée : l’article L. 511-5 du code de l’éducation, la circulaire du 2 juillet 2026, le règlement intérieur de l’établissement. C’est la troisième qu’une famille demande, parce que c’est la seule qui lui soit opposable, et c’est sur elle que s’appuie une contestation ; elle a été adoptée par le conseil d’administration du lycée.

La circulaire dit elle-même pourquoi elle intervient maintenant. Elle anticipe l’adoption définitive d’une proposition de loi, qu’elle jugeait susceptible d’intervenir d’ici la rentrée. Tant qu’un tel texte n’est pas publié, aucune règle nationale ne s’impose au lycéen, et deux élèves de deux lycées voisins peuvent rester soumis à des règles différentes.

Un autre dossier de l’été porte sur les écrans des mineurs sans toucher à celui-ci. La décision du Conseil constitutionnel sur les réseaux sociaux, n° 2026-911 DC du 14 août 2026, censure l’article 1ᵉʳ d’une loi qui interdisait l’accès aux plateformes avant quinze ans. Elle ne comporte aucune disposition sur le téléphone en établissement scolaire.

En 4ᵉ, budget, crédit et arnaques financières entrent dans l’année scolaire

Tous les élèves de 4ᵉ sont concernés à partir de la rentrée 2026. Le passeport EDUCFI, pour éducation financière et budgétaire, est généralisé à l’ensemble du niveau. L’annonce date du 6 mai 2026 : c’est celle du communiqué de presse n° 645, signé des ministres de l’Économie et de l’Éducation nationale et du gouverneur de la Banque de France.

« Généralisé » signifie ici que tous les élèves de 4ᵉ sont couverts. Cela ne signifie pas qu’une discipline est créée. Le communiqué ne fixe aucun volume horaire. La fiche officielle laisse la passation à chaque établissement, qui peut l’organiser à tout moment de l’année selon son propre calendrier. Aucun des deux documents ne crée de matière nouvelle, ne prévoit d’horaire dédié ni de note au bulletin. Le passeport porte sur la gestion d’un budget, le crédit et la reconnaissance des arnaques financières, et son calendrier de passation se demande à l’établissement, seul à le fixer.

Le plan d’action présenté le même jour s’adosse à un chiffre : 12,82 sur 20, score moyen de culture financière des Français à l’enquête de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) de janvier 2026. Ce score mesure des adultes. Il justifie le dispositif, il n’en mesure pas l’effet, et il ne décrit pas le niveau des collégiens visés.

La suite est datée. À partir de la rentrée 2027, le dispositif doit être renforcé dans la voie professionnelle et expérimenté en lycée général et technologique. Une expérimentation n’est pas une généralisation : les lycéens de l’année 2026-2027 restent hors du champ.

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La prépa-seconde entre dans le code de l’éducation et ne dépend plus de l’échec au brevet

Un élève admis en seconde peut choisir de ne pas y entrer tout de suite. La classe prépa-seconde lui ouvre une année de consolidation, et elle n’est plus réservée à ceux qui ont échoué au brevet. C’est la seule mesure de cette rentrée capable de modifier une orientation dès septembre.

Le décret n° 2026-625 du 10 juillet 2026, publié au Journal officiel de la République française du 12 juillet 2026, insère un article D. 333-2-1 dans le code de l’éducation. Il s’applique à compter de la rentrée scolaire 2026. Un arrêté du même jour fixe l’organisation et les volumes horaires.

Le dispositif s’adresse aux élèves volontaires admis en seconde générale et technologique, en seconde à régime spécifique, en seconde professionnelle ou en première année de brevet des métiers d’art. Le décret cite parmi eux, sans s’y limiter, ceux qui n’ont pas obtenu le diplôme national du brevet. Elle dure une année scolaire et n’est pas renouvelable.

La pérennisation change deux choses à la fois. Le dispositif quitte un régime expérimental daté pour entrer dans le code de l’éducation. Son public s’élargit : le décret n° 2024-229 du 16 mars 2024, qui réservait la classe aux seuls élèves n’ayant pas obtenu le brevet l’année scolaire précédente, est abrogé au 1ᵉʳ septembre 2026. L’échec au brevet devient un cas parmi d’autres, au lieu d’une condition d’entrée.

Le volume tient en 27 heures hebdomadaires, complétées par au moins 10 heures de vie de classe sur l’année. La répartition figure dans l’arrêté du 10 juillet 2026 : 20 heures de consolidation disciplinaire, 7 heures d’enseignements méthodologiques. Ce n’est donc pas une seconde allégée. C’est une année de consolidation, suivie de l’entrée en seconde l’année d’après, sans possibilité de la recommencer.

Du 1ᵉʳ septembre au 15 octobre : la bourse se demande, de 120 à 1 071 euros

C’est la seule fenêtre du calendrier qui exige un geste de la famille. Les campagnes de bourse de collège et de bourse de lycée sont ouvertes du 1ᵉʳ septembre au 15 octobre 2026. Pour les élèves inscrits au Centre national d’enseignement à distance (Cned), la date limite est repoussée au 31 octobre 2026.

Avoir touché l’allocation de rentrée ne dit rien du droit à bourse, et l’inverse est vrai aussi. Deux logiques cohabitent en septembre. L’allocation part seule, sur critère de ressources, sans démarche pour les 6-15 ans. La bourse suppose une demande active dans une fenêtre de six semaines. Elle ne s’apprécie pas non plus sur les mêmes revenus : la référence est l’avis d’imposition 2026, portant sur les revenus de 2025.

La bourse de collège 2026-2027 compte trois échelons : 120 €, 336 € et 525 € par an. Pour un enfant à charge, les plafonds de revenus 2025 s’établissent à 18 488 € pour l’échelon 1, 9 993 € pour l’échelon 2 et 3 526 € pour l’échelon 3. La bourse de lycée compte six échelons, de 504 € à 1 071 € par an, avec un plafond allant de 22 037 € à l’échelon 1 à 2 902 € à l’échelon 6, toujours pour un enfant à charge.

Les deux barèmes ne sont pas à la même échelle. La bourse de collège la mieux dotée, 525 € l’an, reste voisine d’une seule allocation de rentrée scolaire. La bourse de lycée peut atteindre le double. L’aide change de dimension au passage au lycée, pas à l’entrée au collège.

Dans un établissement public, la bourse de collège peut être accordée automatiquement lors de l’inscription. À défaut, la demande passe par le téléservice bourses ou par un formulaire papier. Le papier reste obligatoire dans l’enseignement privé et au Cned.

Le versement intervient ensuite en trois fois, généralement fin décembre, fin mars et fin juin. Les fiches officielles fixent l’ouverture et la fermeture de la campagne. Elles ne décrivent aucune procédure de rattrapage au-delà du 15 octobre, hors Cned, et n’écrivent pas davantage qu’aucun recours n’existe : c’est le service des bourses de l’établissement qui répond sur ce point.

Le concours général s’ouvre aux 3ᵉ, le certificat médical reste l’exception

Une nouveauté de cette rentrée ne touchera qu’une poignée d’élèves. Un concours général des collégiens est ouvert aux élèves de 3ᵉ des collèges volontaires à partir de l’année scolaire 2026-2027, avec des épreuves en janvier 2027.

Cinq épreuves sont proposées : mathématiques et sciences, français et culture générale, histoire-géographie, arts plastiques, informatique et codage. Chaque candidat s’inscrit à une seule d’entre elles. Un collège volontaire ne peut présenter que 10 % au maximum de ses élèves de 3ᵉ : sur un niveau de 120 élèves, cela fait douze candidats.

Le certificat médical d’inscription, lui, n’est pas une nouveauté de 2026. Son exigence pour l’inscription à l’école maternelle ou élémentaire a été supprimée par un décret du 15 mai 2009. Seule une attestation de vaccination reste demandée. Ce qui est exigible relève de textes précis, pas d’un usage d’établissement.

Le calendrier de l’année, du 4 août 2026 au 3 juillet 2027

Neuf échéances commandent l’année scolaire 2026-2027 pour une famille.

  • 4 et 18 août 2026 — allocation de rentrée scolaire versée, d’abord à La Réunion et à Mayotte, puis en métropole et dans les autres départements d’outre-mer ;
  • 1ᵉʳ septembre 2026 — rentrée des élèves en zone A, ouverture des campagnes de bourse de collège et de lycée, et abrogation du décret de 2024 qui réservait la prépa-seconde aux élèves n’ayant pas obtenu le brevet ;
  • 3 septembre 2026 — rentrée des élèves en zones B, C et en Corse ;
  • 15 octobre 2026 — fermeture des campagnes de bourse, repoussée au 31 octobre pour les élèves du Cned ;
  • 17 octobre-2 novembre 2026 — vacances de la Toussaint, communes aux trois zones ;
  • 19 décembre 2026-4 janvier 2027 — vacances de Noël, communes aux trois zones ;
  • fin décembre 2026 — premier des trois versements de bourse, suivi de fin mars et de fin juin 2027 ;
  • janvier 2027 — épreuves du concours général des collégiens, pour les élèves de 3ᵉ inscrits par leur collège ;
  • 3 juillet 2027 — fin de l’année scolaire, partout.

Une seule de ces lignes disparaît si personne ne fait rien : celle du 15 octobre.

Questions fréquentes sur la rentrée scolaire 2026

Faut-il faire une demande pour toucher l’allocation de rentrée scolaire ?

Pas pour un enfant de 6 à 15 ans : le droit s’ouvre sans démarche, sur critère de ressources. Pour un jeune de 16 à 18 ans, la CAF ou la MSA écrit ou envoie un courriel en juillet, et la scolarité doit être déclarée en ligne. Sans cette déclaration, le versement n’intervient pas.

Un enfant de moins de 6 ans qui entre au CP ouvre-t-il droit à l’allocation ?

Oui, à condition qu’un certificat de scolarité soit transmis à la CAF ou à la MSA, selon le régime dont dépend la famille. L’allocation 2026 vise les enfants nés du 16 septembre 2008 au 31 décembre 2020 inclus, et l’entrée anticipée au CP passe par cette démarche particulière. À Mayotte, la plage remonte au 16 septembre 2006, le droit y restant ouvert jusqu’à 20 ans.

Quels revenus servent de référence pour l’allocation et pour la bourse ?

Ce ne sont pas les mêmes. L’allocation de rentrée 2026 s’apprécie sur les revenus nets catégoriels de 2024, selon les plafonds fixés par l’arrêté du 22 décembre 2025. Les bourses de collège et de lycée 2026-2027 s’apprécient sur l’avis d’imposition 2026, portant sur les revenus de 2025. Une variation de revenus récente peut donc compter pour l’une et pas pour l’autre.

Que se passe-t-il si la demande de bourse n’est pas déposée avant le 15 octobre 2026 ?

Le 15 octobre 2026 ferme la campagne de bourse de collège et de bourse de lycée, le 31 octobre pour les élèves du Cned. Les fiches officielles ne décrivent aucune procédure de rattrapage au-delà de ces dates. Elles n’excluent pas non plus tout recours : le service des bourses de l’établissement est l’interlocuteur pour une situation particulière.

Un lycéen peut-il apporter son téléphone au lycée à la rentrée 2026 ?

L’interdiction porte sur l’utilisation, pas sur la possession. La circulaire du 2 juillet 2026 demande aux lycées de la mettre en œuvre dès la rentrée 2026, sur le fondement de l’article L. 511-5 du code de l’éducation, et elle couvre aussi les montres et écouteurs connectés. Les modalités concrètes de rangement figurent dans le règlement intérieur de l’établissement.