À partir du 1ᵉʳ octobre 2026, toute structure qui propose des prestations funéraires devra mettre à la disposition du public une notice d’information dont le contenu et la présentation sont fixés par l’État. Ce document ne décrit pas l’offre de l’opérateur : il énumère les prestations que la réglementation impose, celles qui ne sont obligatoires que dans certaines situations, et les droits dont dispose une famille avant de signer. Il doit être strictement neutre, sans nom d’entreprise ni logo. L’obligation résulte du décret n° 2026-770 du 13 août 2026 relatif à l’information des consommateurs sur les prestations funéraires et d’un arrêté du même jour, tous deux publiés au Journal officiel de la République française du 14 août 2026.
Le champ d’application est large : régies municipales, entreprises, associations et établissements habilités sont concernés de la même manière. Aucune obligation nouvelle ne s’applique avant le 1ᵉʳ octobre 2026 : ni la signature des textes le 13 août, ni leur publication le 14 août ne produisent d’effet immédiat. Ce qui suit détaille ce que la notice contiendra, ce qu’elle change sur un devis, et ce que ces textes ne font pas.
Ce que le décret et l’arrêté du 13 août 2026 mettent en place
Deux véhicules juridiques distincts ont été signés le même jour, parce qu’ils répondent à deux objets différents. Le décret n° 2026-770 du 13 août 2026 intervient dans le code général des collectivités territoriales : il modifie l’article R. 2223-24 et y insère un article R. 2223-24-1 qui crée la notice d’information et pose son principe. L’arrêté du 13 août 2026, lui, ne crée rien : il modifie l’arrêté du 11 janvier 1999 relatif à l’information sur les prix des prestations funéraires, texte qui régit depuis plus de vingt-cinq ans la manière dont un opérateur affiche ses tarifs. Cet arrêté compte huit articles et une annexe, laquelle contient le modèle de notice que chaque opérateur devra reprendre.
La répartition est logique. Le décret dit qu’une notice doit exister et fixe sa nature ; l’arrêté dit à quoi elle ressemble et où elle s’insère dans la documentation commerciale déjà réglementée. Les deux produisent effet à la même date, le 1ᵉʳ octobre 2026.
Le point décisif tient en une formule du nouvel article R. 2223-24-1 du code général des collectivités territoriales : la notice d’information est « vierge de tout élément d’identification du professionnel ». Ni nom d’entreprise, ni logo, ni mention publicitaire. Cette contrainte de forme, apparemment mineure, porte l’essentiel de l’effet utile du dispositif : elle empêche que le document soit lu comme un argumentaire commercial et garantit que la notice affichée par deux opérateurs concurrents soit rigoureusement identique. Un document identique partout est un document comparable, et surtout un document qui ne peut pas être infléchi par celui qui vous vend la prestation.
Le dispositif n’est pas né d’une initiative isolée. Le décret vise expressément une recommandation formulée par le Conseil national de la consommation dans son avis du 1ᵉʳ juin 2022, soit plus de quatre ans avant l’entrée en vigueur.
Trois dates à ne pas confondre : signature, publication, application
Le calendrier de ces textes en comporte trois, et une seule vous concerne. Les deux textes ont été signés le 13 août 2026. Ils ont été publiés le lendemain, 14 août 2026, au Journal officiel de la République française n° 0189. Ils entrent en vigueur le 1ᵉʳ octobre 2026.
C’est cette dernière date qui déclenche l’obligation. Un opérateur funéraire qui n’affiche aucune notice en septembre 2026 n’est en infraction avec rien : le texte publié n’est pas encore applicable. Symétriquement, un devis signé avant le 1ᵉʳ octobre 2026 relève de l’état du droit antérieur, sans notice standardisée. La date de publication au Journal officiel sert à rendre le texte opposable et consultable ; elle ne crée pas l’obligation, elle en fixe le point de départ formel. Le délai de près de sept semaines entre la publication et l’application laisse aux opérateurs concernés le temps d’imprimer, d’afficher et de mettre en ligne le document.
Cette distinction entre annonce, publication et application est le premier réflexe à avoir devant tout texte réglementaire. Elle vaut ici comme ailleurs : la même mécanique s’observe sur les nouvelles règles du crédit à la consommation applicables en 2026, où la date qui compte pour l’emprunteur n’est pas celle de la publication du texte.
Ce que la notice doit contenir, et ce qu’elle ne peut pas contenir
La notice remplit deux fonctions. La première est de lister les prestations funéraires imposées par la réglementation, en séparant celles qui le sont en toutes circonstances de celles qui ne le deviennent que dans des situations particulières. La seconde est de rappeler des droits que peu de familles connaissent au moment où elles en auraient besoin.
Parmi ces rappels, trois sont directement actionnables. Les devis funéraires sont gratuits et sans engagement : demander un devis n’oblige à rien et ne coûte rien. Le choix de l’opérateur est libre, y compris lorsqu’un établissement de santé ou une chambre funéraire oriente spontanément vers un prestataire. Enfin, un litige avec un opérateur peut être porté devant la médiation de la consommation.
La notice comporte également des informations de cadrage : le délai légal dans lequel l’inhumation ou la crémation doit intervenir, les lieux où le corps peut être transporté et conservé, et la destination possible des cendres après crémation. Ces éléments ne sont pas des options commerciales mais des paramètres réglementaires, et leur présence dans un document neutre évite qu’ils soient présentés comme des contraintes propres à un opérateur.
Ce que la notice ne peut pas contenir est tout aussi structurant. Aucun élément permettant d’identifier l’entreprise, l’association ou la régie qui l’affiche. Aucune mise en avant d’une gamme, d’une formule ou d’un tarif. La notice n’est pas un support de vente et n’a pas vocation à informer sur les prix : cette fonction reste celle de la documentation tarifaire générale et du devis, qui demeurent obligatoires et distincts. La notice s’ajoute à ces documents, elle ne les remplace pas.
Prestations obligatoires, conditionnelles, facultatives : la distinction qui change un devis
C’est le cœur pratique du dispositif, et probablement la source de confusion la plus coûteuse au moment de signer. Dans le vocabulaire de la réglementation funéraire, une prestation « obligatoire » est une prestation imposée par un texte, pas une prestation fortement recommandée par un conseiller funéraire ni une prestation d’usage.
Sont obligatoires en toutes circonstances : un cercueil muni d’une plaque d’identité, d’une cuvette étanche et de quatre poignées ; une housse pour le transport du corps avant la mise en bière ; le retrait d’une prothèse fonctionnant à pile ; le personnel et les moyens nécessaires à l’inhumation ou à la crémation ; et, en cas de crémation, une urne. Cette liste est courte, et c’est précisément ce qui la rend utile : tout ce qui n’y figure pas relève soit de circonstances particulières, soit du choix de la famille.
Une deuxième catégorie regroupe les prestations qui ne deviennent obligatoires que dans certaines situations. C’est le cas des soins de conservation exigés pour un transport international du corps, ou d’un cercueil hermétique muni d’un filtre épurateur dans certains cas de figure. Ces prestations ne sont pas facultatives lorsque la situation les déclenche, mais elles ne s’imposent pas par défaut. L’arrêté impose que la documentation de l’opérateur les identifie comme telles, et non qu’elle les range simplement parmi les obligations.
Cette exigence de distinction ne vaut pas seulement pour la notice : dans l’ensemble de la documentation de l’opérateur, les prestations obligatoires doivent être distinguées des autres par tout moyen approprié. Le texte n’impose pas une forme graphique précise, mais un résultat lisible.
Ce chantier avait commencé avant. Depuis le 1ᵉʳ juillet 2025, en vertu de l’arrêté du 11 février 2025 modifiant l’arrêté du 23 août 2010, le modèle de devis funéraire réglementaire distingue déjà les prestations obligatoires des prestations non obligatoires. La différence tient à l’émetteur : le devis, aussi normalisé soit-il, reste rempli par l’opérateur et décrit ce qu’il vous propose. La notice, elle, décrit ce que la réglementation impose, indépendamment du vendeur. C’est la seule pièce du dossier qui n’émane pas de l’entreprise. Un dernier détail matériel accompagne la réforme : l’étiquette de prix apposée sur un cercueil doit désormais mentionner la plaque d’identité, en plus de la cuve, des poignées et de la cuvette étanche.
| Toujours obligatoires | Obligatoires selon les circonstances | Ni imposées ni conditionnées par un texte |
|---|---|---|
| Cercueil avec plaque d’identité, cuvette étanche et quatre poignées | Soins de conservation exigés pour un transport international du corps | Fleurs, plaques et ornements |
| Housse pour le transport du corps avant mise en bière | Cercueil hermétique muni d’un filtre épurateur dans certaines situations | Faire-part et avis de décès |
| Retrait d’une prothèse fonctionnant à pile | — | Cérémonies additionnelles et prestations d’accompagnement |
| Personnel et moyens nécessaires à l’inhumation ou à la crémation | — | Soins de conservation hors circonstances qui les imposent |
| Urne en cas de crémation | — | Choix d’un cercueil au-delà des caractéristiques imposées |
Où trouver la notice, et ce que « mise à disposition » veut dire
L’arrêté du 13 août 2026 organise la disponibilité de la notice sur trois plans, dont deux sont conditionnés. La notice doit être mise à disposition dans les locaux de l’opérateur. Elle doit être affichée de manière visible et lisible depuis l’extérieur de l’établissement recevant du public, lorsque l’opérateur en dispose : elle se lit alors sans entrer et sans engager d’échange commercial. Et elle doit être publiée de manière aisément accessible depuis la page d’accueil du site internet de l’opérateur, lorsqu’il en possède un.
Ces deux conditions ne sont pas des détails de rédaction. Un opérateur qui ne reçoit pas le public dans un établissement n’est pas tenu à l’affichage extérieur, et un opérateur sans site internet n’a rien à publier en ligne. La formulation retenue pour le site se lit elle aussi au mot près : le texte exige un accès aisé depuis la page d’accueil, non une publication sur cette page. Un lien clairement atteignable dès l’accueil satisfait l’obligation.
Ces modalités organisent une disponibilité du document, pas sa distribution individuelle : le texte n’impose pas de remise en main propre systématique. La finalité est bien que la notice soit portée à la connaissance des familles avant la signature, mais l’obligation, telle qu’elle est rédigée, porte sur la mise à disposition et l’affichage. La conséquence pratique est simple : si la notice ne vous est pas remise lors d’un rendez-vous, elle doit néanmoins être consultable dans les locaux, accessible depuis la page d’accueil du site lorsque l’opérateur en a un et lisible depuis l’extérieur lorsqu’il reçoit du public dans un établissement ; vous pouvez aussi en demander un exemplaire.
L’arrêté prolonge par ailleurs cette logique de publicité au-delà de la seule notice. Les opérateurs qui disposent d’un site internet doivent y publier leur documentation générale tarifaire — celle qui présente l’ensemble des prestations et de leurs prix. Après exécution des prestations, une facture détaillée doit être remise, dans les conditions prévues par la réglementation sur l’information des prix.

Le calendrier réel d’une famille : l’inhumation entre 24 heures et 14 jours après le décès
La pression de temps ressentie après un décès n’est pas seulement psychologique : elle est aussi entretenue par une méconnaissance des délais légaux. L’article R. 2213-33 du code général des collectivités territoriales, dans sa rédaction issue du décret n° 2024-790 du 10 juillet 2024, fixe deux bornes. L’inhumation ne peut pas intervenir moins de 24 heures après le décès. Et elle doit intervenir au plus tard le quatorzième jour calendaire suivant celui du décès.
Le mot « calendaire » compte. Le délai ne se décompte pas en jours ouvrables : les samedis, dimanches et jours fériés sont inclus. Il ne court pas non plus depuis le jour du décès lui-même, mais depuis le lendemain. Quatorze jours calendaires, ce n’est pas la fenêtre de quelques jours que beaucoup de familles imaginent, et cette différence a une conséquence directe : il y a matériellement le temps de demander plusieurs devis, gratuits et sans engagement, avant d’en signer un. Le préfet peut par ailleurs accorder des dérogations à ces délais, individuelles ou générales. La notice, à partir du 1ᵉʳ octobre 2026, rappellera le délai légal applicable à l’inhumation comme à la crémation.
L’enjeu financier justifie de prendre ce temps. La France a enregistré 643 168 décès en 2024 et environ 651 000 en 2025 selon les données provisoires de l’Insee, pour un taux de mortalité de 9,4 pour 1 000 habitants sur la France entière. Le coût moyen d’obsèques est plus difficile à établir, faute de statistique publique : l’étude Silver Alliance–Simplifia publiée fin 2024, source professionnelle et non institutionnelle, avance un ordre de grandeur de 4 730 € toutes formes d’obsèques confondues, avec 5 044 € pour une inhumation et 4 434 € pour une crémation. Ce chiffre doit être lu comme une moyenne indicative, non comme une donnée officielle. Il situe néanmoins l’enjeu : plusieurs milliers d’euros engagés en quelques jours, presque toujours sans comparaison préalable, dans l’une des rares situations où un achat important est décidé sous contrainte émotionnelle et temporelle.
Ce que ces textes ne font pas
Le titre d’un décret « relatif à l’information des consommateurs sur les prestations funéraires » peut faire naître une attente qu’il ne satisfait pas. Ni le décret ni l’arrêté ne fixent de prix, de plafond tarifaire ou de barème. Aucun des deux ne crée de prestation obligatoire nouvelle : la liste des prestations imposées est celle qui existait déjà, elle est simplement rendue lisible. Aucun des deux ne modifie les contrats obsèques déjà souscrits. Le dispositif agit sur l’information précontractuelle, pas sur le coût.
Le renvoi à la médiation de la consommation, qui figure dans la notice sans y être expliqué, mérite la même précision. La médiation est une voie de règlement amiable, gratuite pour le consommateur, qui intervient avant ou en dehors du juge. Un médiateur ne tranche pas comme un tribunal : il propose une solution que les parties restent libres d’accepter ou de refuser. Y recourir n’interdit pas d’agir ensuite en justice.
Sur le champ d’application, le décret s’inscrit dans le code général des collectivités territoriales et vise les régies, entreprises, associations et établissements habilités qui proposent des prestations funéraires. Le détail du champ territorial — application outre-mer, régimes locaux — ne se lit pas dans les éléments publiés le 14 août 2026 : il se vérifie sur la version consolidée des articles R. 2223-24 et R. 2223-24-1 du code.
Enfin, le processus d’élaboration éclaire la nature du texte. Outre l’avis du Conseil national de la consommation du 1ᵉʳ juin 2022, le décret a été précédé de l’avis du Conseil national des opérations funéraires du 23 décembre 2025 et de celui du Conseil national d’évaluation des normes du 5 mars 2026, le Conseil d’État — section de l’intérieur — entendu. C’est le circuit d’un texte technique consensuel, négocié avec la profession, non celui d’une réforme tarifaire.
Ce que vous pouvez vérifier vous-même
À partir du 1ᵉʳ octobre 2026, plusieurs points deviennent contrôlables sans compétence juridique particulière.
La notice affichée peut être comparée au modèle publié en annexe de l’arrêté du 13 août 2026, consultable sur Légifrance. Toute notice portant un logo, un nom d’entreprise ou une mention promotionnelle s’écarte de ce que prévoit l’article R. 2223-24-1 du code général des collectivités territoriales. Sur un site internet d’opérateur, la notice doit être aisément accessible depuis la page d’accueil : un lien atteignable dès l’accueil suffit, mais une notice qu’il faut aller chercher hors de ce chemin ne répond pas à l’exigence ; la documentation générale tarifaire doit être publiée sur ce même site.
Sur le devis, le modèle réglementaire applicable depuis le 1ᵉʳ juillet 2025 distingue déjà les prestations obligatoires des autres. Un devis qui ne fait pas apparaître cette distinction n’est pas conforme au modèle en vigueur. Ce même modèle invite à interroger l’AGIRA (Association pour la gestion des informations sur le risque en assurance) pour savoir si le défunt avait souscrit un contrat obsèques : une vérification qui peut modifier substantiellement le financement des funérailles.
Sur le cercueil enfin, l’étiquette de prix doit mentionner la plaque d’identité en plus de la cuve, des poignées et de la cuvette étanche. En cas de désaccord persistant avec l’opérateur, la médiation de la consommation constitue la voie de recours rappelée par la notice elle-même.
Ce qu’il faut retenir
Le 1ᵉʳ octobre 2026 est la seule date qui déclenche un effet : ni la signature du 13 août 2026, ni la publication au Journal officiel du 14 août 2026 n’imposent quoi que ce soit avant elle. À compter de cette date, toute structure habilitée — régie, entreprise, association, établissement — doit mettre à disposition dans ses locaux une notice d’information dépourvue de toute identification du professionnel, l’afficher depuis l’extérieur si elle reçoit du public dans un établissement et la rendre aisément accessible depuis la page d’accueil de son site internet si elle en a un.
Son apport tient à une distinction : d’un côté les prestations que la réglementation impose, courte liste dominée par le cercueil normé, la housse de transport, le personnel et l’urne en cas de crémation ; de l’autre celles qui ne sont imposées que dans des circonstances précises, et tout le reste, qui relève du choix. La notice ne fixe aucun prix et ne remplace ni le devis ni la documentation tarifaire : elle rend simplement lisible ce qu’un opérateur ne peut pas vous facturer comme une obligation.
Questions fréquentes
À partir de quelle date la notice d’information funéraire est-elle obligatoire ?
L’obligation s’applique à compter du 1ᵉʳ octobre 2026. Le décret n° 2026-770 et l’arrêté qui la définissent ont été signés le 13 août 2026 et publiés au Journal officiel de la République française le 14 août 2026, mais ces deux dates ne créent aucune obligation immédiate. Avant le 1ᵉʳ octobre 2026, un opérateur funéraire qui n’affiche pas de notice ne manque à rien.
Quelles prestations funéraires sont réellement obligatoires ?
En toutes circonstances : un cercueil muni d’une plaque d’identité, d’une cuvette étanche et de quatre poignées, une housse pour le transport du corps avant mise en bière, le retrait d’une prothèse fonctionnant à pile, le personnel et les moyens nécessaires à l’inhumation ou à la crémation, et une urne en cas de crémation. D’autres prestations, comme les soins de conservation exigés pour un transport international, ne deviennent obligatoires que dans des situations précises. Fleurs, plaques, faire-part et cérémonies additionnelles ne figurent dans aucune de ces deux catégories.
L’opérateur funéraire doit-il me remettre la notice en main propre ?
Le texte impose une mise à disposition dans les locaux, un affichage visible et lisible depuis l’extérieur de l’établissement recevant du public lorsque l’opérateur en dispose, et une publication aisément accessible depuis la page d’accueil du site internet lorsqu’il en possède un. Un lien atteignable dès l’accueil suffit : la notice n’a pas à figurer sur la page d’accueil elle-même. Le texte n’organise pas de remise individuelle systématique. Si la notice ne vous est pas donnée, elle doit rester consultable sur place, depuis le site le cas échéant et depuis l’extérieur lorsqu’un établissement reçoit du public ; vous pouvez aussi en demander un exemplaire.
Combien de temps a-t-on avant l’inhumation ?
Pour l’inhumation, l’article R. 2213-33 du code général des collectivités territoriales fixe un minimum de 24 heures après le décès et un maximum de quatorze jours calendaires à compter du lendemain du décès — samedis, dimanches et jours fériés compris. Le préfet peut accorder des dérogations, individuelles ou générales. Ce délai laisse matériellement le temps de demander plusieurs devis, qui sont gratuits et sans engagement.
Ce décret va-t-il faire baisser le prix des obsèques ?
Ni le décret n° 2026-770 du 13 août 2026 ni l’arrêté du même jour ne fixent de prix, de plafond ou de barème, et ils ne créent aucune prestation obligatoire nouvelle. Leur objet est l’information du consommateur avant la signature : rendre lisible la frontière entre ce que la réglementation impose et ce qui relève du choix. Un éventuel effet sur les prix ne pourrait venir que d’une comparaison plus facile entre opérateurs, pas d’un encadrement tarifaire.