Depuis la mi-juillet 2026, plusieurs réacteurs nucléaires européens ont vu leur puissance réduite ou leur production arrêtée, faute d’une eau de refroidissement assez froide ou assez abondante — au moment où la climatisation tirait la demande vers le haut. Le 4 août 2026, Vienne a atteint 41 °C, un record historique selon l’institut météorologique GeoSphere Austria. Comprendre le lien entre canicule et centrale nucléaire suppose trois éclairages : la physique du refroidissement, les seuils réglementaires qui déclenchent ces baisses, et ce que prévoit le droit de l’Union. Les éléments ci-dessous décrivent la situation au 6 août 2026, épisode en cours.
Ce qui s’est passé début août 2026
Une vague de chaleur sur l’Europe centrale
Un dôme de chaleur — phénomène atmosphérique qui emprisonne l’air chaud et empêche le rafraîchissement nocturne pendant plusieurs jours — s’est installé sur l’Europe centrale début août 2026. « Les thermomètres, de Paris à Budapest, ont dépassé les 40 °C », rapporte Euractiv. Les causes de ces épisodes sont abordées dans notre dossier sur la science du changement climatique ; il s’agit ici d’une conséquence technique.
Sur le Danube : Paks réduite à une turbine, Cernavoda à l’arrêt
La centrale de Paks, seule installation nucléaire hongroise, produit normalement environ la moitié de l’électricité du pays (Euractiv). À partir du 27 juillet 2026, l’exploitant a réduit la puissance par étapes : selon la World Nuclear Association, organisation professionnelle du secteur nucléaire, la centrale ne tournait plus qu’à environ 25 % au 1er août, puis, au petit matin du 2 août, sur un seul groupe turbo-alternateur d’environ 240 MWe. La contrainte portait non sur la température de l’eau, mais sur son niveau, le Danube approchant du niveau d’aspiration des pompes ; les règles hongroises imposent un arrêt complet à une cote de moins 134 centimètres. À Budapest, le débit est descendu à 723 m³/s, contre plus de 1 000 m³/s à la mi-juillet.
« Vers une heure et demie du matin, nous n’étions plus qu’à quelques millimètres d’un arrêt complet de la centrale nucléaire de Paks, mais le niveau de l’eau a alors cessé de baisser », a écrit sur X le Premier ministre hongrois Péter Magyar, cité par Euractiv. Le pays a appelé particuliers et entreprises à réduire fortement leur consommation nocturne.
Plus en aval, Cernavoda 1 a été arrêtée le 28 juillet au titre des procédures de sécheresse sévère, le Danube y étant tombé à environ 1 630-1 750 m³/s contre une moyenne de juillet d’environ 4 700 m³/s (World Nuclear Association). Pour réorienter l’eau vers la centrale, des travaux d’urgence financés par le gouvernement roumain ont été engagés, comprenant le recours à des explosifs dans le chenal le 3 août. Selon franceinfo, l’armée a été mise à contribution ; les autres sources consultées ne le précisent pas.
En France, environ 11 % de la capacité nucléaire hors production
D’après un jeu de données d’EDF cité par Euractiv, environ 11 % de la capacité de production nucléaire française était contrainte de rester hors production aux heures les plus chaudes du 4 août 2026. La formulation compte : il s’agit d’une part de la capacité installée, non d’une proportion de centrales arrêtées. Cette capacité s’élevait à 62 990 MW fin 2025 selon RTE, le gestionnaire du réseau de transport : 11 % représentent de l’ordre de 6,9 gigawatts.
Ce que montrent — et ne montrent pas — les données de RTE. Les données publiques du gestionnaire du réseau de transport RTE (éCO2mix) montrent que, le 5 août 2026, la production nucléaire française est passée de 39 776 mégawatts à minuit à 32 559 mégawatts à 13 h 45, soit environ 7 200 mégawatts de moins, au moment où la consommation approchait son pic de la journée. Ces données ne distinguent pas les causes : s’y superposent les limites de rejet thermique, la maintenance programmée et la modulation économique liée à l’abondance de production solaire en milieu de journée — 17 777 mégawatts au même instant, la France étant alors exportatrice nette de 11 054 mégawatts. Les données publiques ne permettent donc pas d’attribuer à la seule chaleur la totalité de la baisse observée.
L’épisode n’est pas isolé : en juin 2026, environ 5,5 GWe — 8,7 % de la capacité installée — étaient déjà indisponibles (World Nuclear Association). Le nombre exact de réacteurs bridés ou arrêtés les 4 et 5 août n’est pas établi.
| Pays | Centrale | Cours d’eau | Ce qui s’est passé | Date |
|---|---|---|---|---|
| France | Bugey | Rhône | Réacteur 3 arrêté ; réacteurs 4 et 5 sous dérogation temporaire | 10-20 juillet |
| France | Golfech | Garonne | Réacteur 2 arrêté (limite de 28 °C), puis troisième arrêt | 9-26 puis 29 juillet |
| France | Chooz | Meuse | Tranches B2 puis B1 arrêtées sur faible débit | 11 juillet et 1er août |
| France | Cattenom | Moselle | Une tranche retirée du réseau | 31 juillet-1er août |
| France | Nogent | Seine | Tranche 1 arrêtée puis revenue ; tranche 2 maintenue au titre des « conditions climatiques exceptionnelles » | 25-30 juin |
| Hongrie | Paks | Danube | Baisses par étapes, jusqu’à un seul groupe d’environ 240 MWe | 27 juillet-2 août |
| Roumanie | Cernavoda | Danube | Tranche 1 arrêtée ; travaux d’urgence dans le chenal | 28 juillet et 3 août |
| Suisse | Beznau | Aar | Deux tranches arrêtées, l’Aar ayant atteint 25 °C en aval | 26 juin et 31 juillet |
Canicule et centrale nucléaire : le mécanisme du refroidissement
Évacuer la chaleur, en circuit ouvert ou en circuit fermé
Le mécanisme est thermodynamique avant d’être politique : un réacteur produit de l’électricité en évacuant de la chaleur, et cette chaleur doit aller quelque part. Une centrale chauffe de l’eau pour produire de la vapeur, la vapeur fait tourner une turbine, puis elle doit être recondensée dans un condenseur pour que le cycle recommence — ce qui exige une source froide : un fleuve, un estuaire, la mer ou l’air. Plus la source froide est chaude, moins le cycle est efficace, conclut l’Agence pour l’énergie nucléaire de l’OCDE dans une évaluation de 2021. La question dépasse le choix des filières : toute centrale thermique — nucléaire, charbon ou gaz — évacue de la chaleur dans un fleuve ou dans l’air.
Deux techniques coexistent (ordres de grandeur : World Nuclear Association).
- Le circuit ouvert, ou refroidissement direct : l’eau du fleuve traverse le condenseur une seule fois, puis y retourne quelques degrés plus chaude — ce rejet d’eau réchauffée porte un nom réglementaire, le rejet thermique. Le prélèvement est massif, de l’ordre de 90 m³/s pour une tranche de 1 600 MWe, mais rien n’est consommé.
- Le circuit fermé : la même eau tourne en boucle et se refroidit dans une tour aéroréfrigérante, ces grandes tours au panache blanc. Le prélèvement tombe à environ 2 m³/s, mais la tour évapore jusqu’à 5 % du débit, réellement consommé.
L’écart se lit sur un même site : selon l’ASNR, au Bugey, le réacteur 3, en circuit ouvert, réchauffe le Rhône « de l’ordre de quelques degrés », tandis que les réacteurs 4 et 5, en circuit fermé, ne le réchauffent que « de l’ordre de quelques dixièmes de degrés ». Comme le contrôle porte sur cet écart, mesuré après dilution dans la zone de mélange, le mode de refroidissement change tout. En France, 14 des 18 sites d’EDF dépendent d’un fleuve ou d’un estuaire.
Le cercle vicieux : la demande monte au moment où l’offre baisse
La canicule agit par trois canaux simultanés : elle réchauffe l’eau en amont, ce qui rapproche la température de rejet de sa limite ; elle s’accompagne d’un étiage, la période de plus basses eaux d’un cours d’eau, donc d’une moindre capacité de dilution, et parfois — comme à Paks — d’un niveau qui menace l’alimentation des pompes ; enfin elle fait grimper la demande pour la climatisation, la consommation française ayant culminé à 49 894 MW le 5 août selon RTE. Le nucléaire n’est pas seul concerné : l’hydroélectricité autrichienne au fil de l’eau produisait alors 30 % de moins qu’à l’ordinaire (Euractiv).
Ce que dit la règle : les seuils de rejet thermique
De la directive sur les eaux piscicoles à la directive-cadre sur l’eau
Une idée reçue circule à chaque canicule : les limites de température appliquées aux centrales viendraient d’une directive européenne dédiée aux poissons. La directive 2006/44/CE a bien fixé les valeurs historiques : échauffement maximal entre amont et aval de 1,5 °C en eaux salmonicoles et 3 °C en eaux cyprinicoles, température maximale en aval de 21,5 °C et 28 °C. Mais ce texte est abrogé depuis le 21 décembre 2013, ses objectifs ayant été absorbés par la directive-cadre sur l’eau : il ne fonde plus les limites en vigueur. Ses valeurs restent la matrice dont dérivent les seuils nationaux appliqués aujourd’hui, à commencer par la limite de 28 °C sur la Garonne qui a conduit à l’arrêt du réacteur 2 de Golfech le 9 juillet 2026.
Le texte en vigueur est la directive 2000/60/CE, dite directive-cadre sur l’eau, qui pose l’obligation générale de non-détérioration de l’état des masses d’eau : c’est elle qui rend une hausse de température du fleuve juridiquement sensible. Son article 4, paragraphe 6, prévoit toutefois une soupape : « La détérioration temporaire de l’état des masses d’eau n’est pas considérée comme une infraction aux exigences de la présente directive si elle résulte de circonstances dues à des causes naturelles ou de force majeure, qui sont exceptionnelles ou qui n’auraient raisonnablement pas pu être prévues — en particulier les graves inondations et les sécheresses prolongées. »
Ce n’est pas un blanc-seing pour autant : la clause est subordonnée à cinq conditions cumulatives — toutes les mesures faisables prises pour éviter une dégradation supplémentaire, conditions de déclaration inscrites au plan de gestion de district hydrographique, mesures prévues au programme de mesures et ne compromettant pas la récupération de la qualité, réexamen annuel des effets, et résumé versé à la mise à jour du plan de gestion.
En France : deux étages de limites, puis une dérogation
L’architecture française, décrite par la World Nuclear Association, comporte trois niveaux. D’abord des limites normales de rejet thermique, fixées site par site. Ensuite des limites dites « conditions climatiques exceptionnelles », elles aussi pré-écrites dans les prescriptions du site et mobilisables lorsque RTE fait état d’un besoin de puissance minimale, sans décision du régulateur : c’est à ce titre que Nogent 2, Bugey 4 et Bugey 5 ont été maintenus en service en juin 2026. Au-delà, l’autorité de sûreté peut accorder une dérogation temporaire.
Le 10 juillet 2026, l’ASNR a ainsi adopté la décision n° 2026-DC-052, homologuée le même jour par la ministre chargée de la sûreté nucléaire : jusqu’au 20 juillet, l’échauffement entre l’amont et l’aval des réacteurs 4 et 5 du Bugey devait rester inférieur à 1 °C, sous surveillance renforcée de la vie piscicole.
« Lorsque la température du cours d’eau augmente à l’amont de la centrale, particulièrement en période de canicule, le respect de la température maximale de rejet peut alors conduire l’exploitant à devoir réduire la puissance des réacteurs, voire arrêter la production électrique. »
— Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection, note d’information du 10 juillet 2026.
La chaîne de décision répond à la question « qui décide ? ». RTE estime nécessaire à la sécurité du réseau le maintien des réacteurs 4 et 5 à un niveau minimal de puissance ; le ministère chargé de l’énergie qualifie ce maintien de « nécessité publique » ; EDF sollicite la modification ; l’ASNR instruit et décide ; l’homologation ministérielle rend la décision applicable. La base juridique est le II de l’article R. 593-40 du code de l’environnement, qui permet une modification temporaire des prescriptions « du fait d’une situation exceptionnelle » lorsque le fonctionnement de l’installation « constitue une nécessité publique », sans consultations préalables et pour un an au plus.
L’ASNR pose elle-même une limite : « L’usage de ces dispositions est limité au strict nécessaire pour pouvoir respecter le niveau de puissance requis par RTE pour la sécurité du réseau électrique. » À l’été 2022, quatre centrales avaient effectivement eu recours à une telle modification, pour 24 jours cumulés. Ces arrêts ne sont pas des incidents de sûreté : ce sont des décisions prises pour respecter des limites de protection du milieu aquatique. L’arbitrage se joue entre deux objectifs publics également reconnus par le droit : la préservation des écosystèmes des cours d’eau et la sécurité de l’approvisionnement électrique.
La sécheresse pose un troisième problème, moins connu
Dans une note du 25 juin 2026, l’ASNR distingue trois enjeux. Le premier relève de la sûreté : par forte chaleur, la température des locaux abritant les équipements doit rester maîtrisée, d’où une ventilation et une climatisation renforcées par EDF depuis 2003 et 2006. Le deuxième est l’adaptation de la puissance. Le troisième est plus rarement évoqué : un débit faible empêche une bonne dilution des effluents liquides, aussi l’ASNR impose-t-elle un débit minimal en deçà duquel tout rejet d’effluents radioactifs est interdit, à charge pour EDF de les stocker.

Le volet européen : ce que l’Union prévoit en cas de crise électrique
Le règlement (UE) 2019/941 et les risques naturels extrêmes
Le règlement (UE) 2019/941 sur la préparation aux risques dans le secteur de l’électricité « établit les règles régissant la coopération entre États membres en vue de prévenir, et de gérer les crises électriques et de s’y préparer, dans un esprit de solidarité et de transparence ». Chaque État membre doit établir un plan de préparation aux risques (article 10), comportant obligatoirement un volet régional et bilatéral (article 12) : coordinateur de crise, partage d’information, mesures coordonnées d’atténuation et exercices réguliers.
Les scénarios de crise que le Réseau européen des gestionnaires de réseau de transport d’électricité (ENTSO-E) doit identifier reposent d’abord sur « les risques naturels extrêmes et rares » (article 5), la méthodologie devant simuler les crises simultanées — exactement la configuration d’août 2026. ENTSO-E publie aussi chaque année, avant le 1er juin, une évaluation de l’adéquation saisonnière : les perspectives d’été 2026 concluaient à une situation globalement favorable en Europe. Ce sont des évaluations probabilistes : elles décrivent des risques, non des prévisions météorologiques.
Alerte précoce, déclaration de crise et assistance mutuelle
L’article 14 dispose que, lorsqu’une source qualifiée fournit des informations « concrètes, sérieuses et fiables » sur une possible crise électrique, l’autorité compétente émet une alerte précoce auprès de la Commission européenne et des États concernés ; face à une crise avérée, elle la déclare. L’article 15 pose le principe de solidarité : « Les États membres agissent et coopèrent dans un esprit de solidarité en vue de prévenir et de gérer les crises de l’électricité. » Les États qui en ont la capacité technique doivent proposer de se prêter assistance, moyennant indemnisation équitable.
Un point doit être clair : aucune des sources consultées ne fait état, au 6 août 2026, d’une alerte précoce ou d’une déclaration de crise électrique au sens de ce règlement. Les échanges transfrontaliers ont joué sans procédure formelle : la Hongrie a doublé ses importations auprès de ses voisins, et la Bulgarie a maintenu Kozloduy en service en se coordonnant avec le complexe hydroélectrique serbe des Portes de Fer. Le seul élément établi côté européen est une déclaration : un porte-parole de la Commission européenne a indiqué à Euractiv, le 4 août 2026, que si la situation devait s’aggraver, Bruxelles envisagerait une « discussion régionale associant les États membres les plus touchés ».
Un phénomène récurrent, et des coûts désormais chiffrés
La France a connu des restrictions comparables en 2003, 2006 et surtout 2022. Ce qui distingue 2026, c’est la simultanéité — un même épisode touche le Rhône, la Garonne, la Meuse, la Moselle, l’Aar, le Rhin et le Danube — et la précocité, les premières restrictions datant de la mi-juin. Nous avons consacré un article aux effets du changement climatique sur le système énergétique européen, d’après l’Agence européenne pour l’environnement.
EDF indique que les pertes liées à la température et à l’étiage représentent en moyenne 0,3 % de la production nucléaire française depuis 2000. La Cour des comptes, citée par la World Nuclear Association, chiffre ces pertes à 890 millions d’euros sur 2001-2023 et estime que cette indisponibilité pourrait atteindre 1,4 % de la production en 2035 ; selon la même source, EDF a annoncé en juin 2026 un plan d’adaptation de 8,7 milliards d’euros sur quinze ans.
Une échéance à surveiller. L’ASNR rendra « un avis […] d’ici la fin de l’année 2026 » sur les conséquences du changement climatique pour la sûreté des centrales et la protection de l’environnement, dans le cadre de sa démarche sur la poursuite de fonctionnement de ces installations au-delà de 60 ans.
Ce que cela change pour vous
Pour un consommateur français, aucun effet direct sur la facture n’est documenté par les sources consultées. Ce qui l’est, c’est l’effet sur les prix de gros dans les pays les plus touchés, la Hongrie en particulier, où le mégawattheure de nuit s’est approché de 500 euros. La France, elle, exportait encore plus de 11 000 mégawatts en milieu d’après-midi le 5 août 2026. À l’échelle européenne, ces épisodes mettent à l’épreuve les mécanismes de coordination prévus par le règlement (UE) 2019/941.
Questions fréquentes
Pourquoi arrête-t-on des réacteurs nucléaires pendant une canicule ?
Parce qu’une centrale doit évacuer sa chaleur dans un fleuve, et que la loi limite la température de l’eau rejetée ainsi que le réchauffement du cours d’eau. Quand l’eau arrive déjà chaude en amont, respecter ces limites impose de réduire la puissance, voire, selon l’ASNR, d’« arrêter la production électrique ».
S’agit-il d’un problème de sûreté nucléaire ?
Non. Ces baisses de puissance sont décidées pour protéger le milieu aquatique, pas à la suite d’un incident. L’ASNR suit toutefois un enjeu de sûreté distinct par forte chaleur : maintenir une température maîtrisée dans les locaux qui abritent les équipements. Depuis 2003 et 2006, EDF y a renforcé ventilation et climatisation.
Quelle est la différence entre circuit ouvert et circuit fermé ?
En circuit ouvert, l’eau du fleuve traverse une seule fois le condenseur puis y retourne quelques degrés plus chaude : le prélèvement est massif, le réchauffement du fleuve notable. En circuit fermé, elle tourne en boucle et se refroidit dans une tour aéroréfrigérante : le prélèvement est bien moindre, mais une partie s’évapore.
Que prévoit l’Union européenne en cas de crise d’approvisionnement électrique ?
Le règlement (UE) 2019/941 impose à chaque État membre un plan de préparation aux risques comportant un volet régional. Une autorité nationale peut émettre une alerte précoce, puis déclarer une crise électrique ; les États qui le peuvent doivent alors se prêter assistance. Aucune alerte de ce type n’était signalée au 6 août 2026.