Le mercredi 12 août 2026, en fin d’après-midi et en soirée, une éclipse de Soleil sera visible depuis toute la France métropolitaine. Elle y sera partielle en tout point du territoire : la Lune ne recouvrira jamais complètement le disque solaire, et des lunettes éclipse solaire conformes se gardent du premier au dernier instant de l’observation. Sur la qualité des filtres vendus en France, le constat est plutôt rassurant : l’UFC-Que Choisir a fait mesurer dix modèles du commerce en laboratoire, et les dix filtrent conformément à la norme. Le problème documenté est ailleurs, dans un marquage souvent incomplet qui empêche l’acheteur de vérifier ce qu’il achète. Voici comment contrôler une paire, où en trouver et quoi faire en cas de trouble visuel.

Non, l’éclipse ne sera totale nulle part en France

Ce qui se passera réellement le 12 août 2026

L’ombre de la Lune — la bande étroite depuis laquelle le Soleil disparaît entièrement — passera au-dessus de l’océan Arctique, du Groenland, de l’Islande et de l’Atlantique, avant d’aborder le nord de l’Espagne jusqu’à Majorque, selon la Société astronomique de France et l’Association française d’astronomie. La France métropolitaine n’est sur aucun segment de ce trajet.

Le phénomène y sera visible « à partir d’environ 19 h dans le nord de la France et jusqu’à 21 h 30 dans le sud », indiquent l’ARS Île-de-France le 23 juillet 2026 et l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes le 27 juillet, Soleil bas sur l’horizon ouest. Pour l’horaire de votre commune, ces deux agences et le communiqué interministériel renvoient au même outil : la carte interactive du Laboratoire temps espace de l’Observatoire de Paris.

Jusqu’où le Soleil sera caché, et pourquoi les chiffres divergent

L’occultation — ou obscuration — désigne la part du disque solaire masquée au plus fort du phénomène. Quatre séries de valeurs circulent :

  • de 89,7 % à 99,7 % selon l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes ;
  • de 90 % au nord à 99,9 % à Biarritz selon l’UFC-Que Choisir ;
  • Biarritz 99,5 %, Toulouse 97,9 %, Lille 90,4 %, Strasbourg 89,9 % selon Éclipse info, le site de l’Association française d’astronomie ;
  • « jusqu’à plus de 95 % » selon le CNES.

Retenez l’ordre de grandeur plutôt que le chiffre : environ 90 % au nord et au nord-est, un peu moins de 100 % dans le sud-ouest, la valeur exacte dépendant de la commune. La carte de l’Observatoire de Paris reste la référence pour un lieu donné.

Des informations contradictoires circulent : voici la règle applicable partout

Des informations contradictoires circulent sur cette éclipse, y compris sur des pages officielles consultées le 10 août 2026. La règle applicable, elle, ne souffre aucune exception : sur l’ensemble du territoire métropolitain, une part du disque solaire restera découverte pendant toute la durée du phénomène. L’UFC-Que Choisir l’écrit le 5 août 2026 : « L’éclipse solaire du 12 août prochain ne sera totale en aucun point du territoire métropolitain, mais la Lune masquera tout de même entre 90 et 99,9 % de l’astre solaire. » Le communiqué commun des ministères de l’Économie et de la Santé du 23 juillet 2026 définit le terme : « Une éclipse partielle signifie que la lune ne recouvrira pas complètement le soleil. » La Société astronomique de France et le CNES convergent en ce sens.

En France métropolitaine, le 12 août 2026, les lunettes se gardent du premier au dernier instant de l’observation. Il n’existe ni lieu, ni moment, ni phase du phénomène où la protection oculaire puisse être ôtée. Un Soleil réduit à un mince croissant reste un Soleil : sa lumière suffit à léser la rétine.

Ce que couvre exactement la norme ISO 12312-2

Son titre officiel, publié par l’AFNOR, l’annonce : la norme traite des « filtres pour l’observation directe du soleil ». Son champ vise « tous les produits afocaux (non correcteurs) destinés à l’observation directe du soleil » : afocal signifie sans correction optique, donc ni verres correcteurs ni filtres d’instruments.

Elle fixe des exigences sur la transmission du rayonnement visible, ultraviolet et infrarouge, sur l’uniformité du filtre, la qualité du matériau, le montage et le marquage. La transmittance — la fraction de lumière qui traverse le filtre — y est plafonnée très bas : un filtre conforme laisse passer au plus trois millièmes de pour cent de la lumière visible, soit plus de 99,996 % du visible bloqué.

La version française homologuée est la NF EN ISO 12312-2:2015 ; une révision est en cours, dont l’enquête publique s’est close le 23 novembre 2025. Le millésime imprimé sur les emballages est donc appelé à changer.

Lunettes éclipse solaire et marquage CE : ce qu’il atteste, ce qu’il n’atteste pas

Une paire de lunettes d’éclipse n’est pas un accessoire : c’est un équipement de protection individuelle, ou EPI, c’est-à-dire un dispositif porté pour se prémunir d’un risque. Elle relève du règlement (UE) 2016/425 du 9 mars 2016, un texte européen d’application directe adopté par le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne, deux des institutions européennes. Son annexe I classe les lésions oculaires dues au rayonnement solaire en catégorie I, mais en excluant celles qui surviennent lors de l’observation du Soleil : les lunettes d’éclipse sont donc des EPI de catégorie II.

Conséquence pratique méconnue : l’article 17 du règlement (UE) 2016/425 réserve aux seuls EPI de catégorie III le numéro d’identification de l’organisme notifié apposé à côté du marquage CE. Sur des lunettes d’éclipse, ce numéro à quatre chiffres n’a pas lieu d’être, et en faire un critère conduirait à écarter des paires conformes.

Que signifie alors le sigle CE ? Une déclaration du fabricant, qui engage sa responsabilité — pas un contrôle unité par unité par une autorité. L’ISO, elle, publie des normes mais ne certifie aucun produit : la mention « certifié ISO » n’a aucune valeur probante, et seule une mesure en laboratoire accrédité établit qu’un filtre respecte les seuils. Personne ne fera analyser sa paire avant le 12 août : la traçabilité devient donc la protection concrète de l’acheteur.

Ce que doit porter une paire de lunettes d’éclipse vendue en France
Mention Où la chercher Si elle manque
Marquage CEBranche ou montureAucune conformité déclarée : écartez la paire
Référence NF EN ISO 12312-2:2015Monture ou pochetteAucune norme solaire revendiquée : écartez la paire
Notice en françaisPochette ou noticeObligation non respectée
Fabricant, importateur si hors UEMonture ou noticeAucun interlocuteur en cas de problème
Référence, lot, date de fabricationMonture ou pochetteProduit non identifiable en cas de rappel
Origine, distributeur en FrancePochette ou noticeDistribution non traçable
Déclaration UE de conformitéNotice ou site du fabricantEngagement du fabricant inaccessible

Le test UFC-Que Choisir : tous filtrent, tous ne sont pas conformes

Début juillet 2026, l’association a acheté dix modèles en pharmacie, chez des opticiens, en grande surface, avec des magazines et sur Internet, puis les a envoyés en laboratoire. Résultat publié le 5 août 2026 : les dix filtrent conformément à la norme. « Aucun d’entre eux ne présente de risque pour la santé oculaire », écrit l’UFC-Que Choisir à propos des modèles testés. Rien n’indique donc qu’un danger généralisé circulerait dans le commerce.

Le défaut relevé porte sur le marquage, les instructions et les certificats — pas sur la protection mesurée. Ces mentions obligatoires rendent la traçabilité opposable au vendeur, sur le même principe que le droit à la réparation ouvert par le droit européen de la consommation.

Trois cas illustrent ce défaut de marquage, et chacun a connu une suite. Le hors-série « Éclipse 2026, Hors-Série Premium », vendu 6,99 € avec une paire « offerte », porte des consignes en anglais, sans fabricant, importateur ni éditeur identifiés : l’Association française d’astronomie a alerté à la mi-juin 2026 et saisi la DGCCRF en vue d’un retrait. Sur les lunettes livrées avec le magazine Epsiloon, l’UFC-Que Choisir a relevé une clause censée dégager fabricant et importateur de toute responsabilité, qu’elle qualifie de « clause noire » réputée non écrite. L’enseigne Écouter Voir, enfin, avait distribué plus de 600 000 paires gratuites dès juin ; la DGCCRF ayant établi début juillet que le certificat émanait d’un organisme non répertorié comme certificateur pour le marché européen, l’opération a été stoppée, et « depuis, les choses sont rentrées dans l’ordre », précise l’association.

Ces vérifications relèvent d’une campagne nationale de la DGCCRF : près de 90 professionnels contrôlés au 23 juillet 2026, avec à la clé retrait, suspension, saisie ou destruction et, en cas de danger avéré, une amende pouvant atteindre 200 000 €.

Close-up d'un homme mûr portant des lunettes de soleil avec réflexion au coucher du soleil

Les six vérifications à faire avant le 12 août

La première tient en trente secondes : le test de la lampe, décrit dans les mêmes termes par le communiqué interministériel et par l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes. Placez le filtre devant une source lumineuse intense et regardez au travers : des points lumineux trahissent des micro-perforations et condamnent la paire.

Examinez ensuite le filtre, qui ne doit être ni rayé, ni troué, ni plié, ni déchiré, et la monture, qui doit le tenir sans jeu. La consigne de l’ARS Île-de-France est sans détour : « En cas de doute, jetez-les et utilisez une paire neuve. » N’ouvrez pas la pochette avant le jour de l’observation : « C’est un film qui est assez fragile, donc il ne faut pas du tout l’ouvrir avant le jour J, parce qu’il y a des risques de microrayures qui vont laisser passer tout ce qui est rayonnement nocif », explique Freddy Vidal, opticien lunetier, sur France 2 le 7 août 2026.

Écartez enfin les paires de 1999 et toutes les paires anciennes, même intactes en apparence. La Société astronomique de France en donne le motif technique : « Les lunettes utilisées lors de l’éclipse de 1999 ne doivent plus être employées aujourd’hui. Avec le temps, les filtres peuvent se dégrader sous l’effet de la chaleur, de l’humidité ou de micro-rayures, sans que cela soit visible à l’œil nu. » Le communiqué interministériel et les deux ARS reprennent cette recommandation.

La check-list, six points vérifiables en dix secondes chacun.

  1. Marquage CE présent sur la monture.
  2. Référence à la norme NF EN ISO 12312-2:2015 lisible.
  3. Notice en français, fabricant identifié et importateur si le fabricant est hors UE.
  4. Filtre sans rayure, trou, pli ni déchirure ; monture solidaire.
  5. Test de la lampe : aucun point lumineux.
  6. Pochette ouverte le jour même ; aucune paire d’avant 2026.

Combien de temps, avec qui, avec quel appareil

Les sources officielles ne donnent pas la même durée maximale d’observation. Le communiqué interministériel est le plus restrictif : « Pendant la phase d’observation, et même si vous disposez d’équipements dédiés, ne pas observer le Soleil plus de trois minutes consécutives. » Les deux ARS écrivent « quelques minutes », entrecoupées de pauses. Par prudence, retenez la plus courte : trois minutes d’affilée au maximum, puis une pause, lunettes conservées sur le nez.

Même écart pour les enfants. Le communiqué pose un plancher d’âge : « Les lunettes d’éclipse ne conviennent pas aux enfants de moins de 3 ans, aussi il est recommandé de ne pas leur faire observer le phénomène. » Les agences régionales de santé ne fixent aucun âge et insistent sur l’accompagnement par un adulte. La position la plus protectrice combine les deux : pas d’observation avant 3 ans, et un adulte auprès de chaque enfant pour veiller à ce que les lunettes restent en place.

Ne protègent pas : lunettes de soleil, lunettes 3D de cinéma, verres fumés, films radiographiques, négatifs photo, filtres photographiques, CD ou DVD, et tout dispositif fabriqué soi-même. Jumelles, longues-vues, télescopes, appareils photo et téléphones concentrent le rayonnement et sont proscrits sans un filtre conçu pour l’appareil ; l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes ajoute une précision décisive : « Les lunettes d’éclipse ne remplacent pas ces filtres. » Photographier impose donc un filtre dédié pour le boîtier, sans retirer ses lunettes à aucun moment. Un ciel voilé ne dispense de rien.

Pas de lunettes le 12 août ? La seule réponse sûre

La disponibilité s’est tendue à l’approche de la date. Le 7 août 2026, au journal de 20 h de France 2, un pharmacien du 15e arrondissement de Paris, Michaël Bensoussan, décrivait sa situation : « On s’est mis à gérer ce qu’on appelle des listes d’attente. […] Mais on ne peut contenter que peu de monde. » Ce constat est celui d’un point de vente parisien à cette date ; aucun bilan national de disponibilité n’a été publié. Les ARS et la DGCCRF signalaient toutefois dès juillet un risque important de rupture de stock.

Pour savoir où acheter des lunettes d’éclipse, ces mêmes sources renvoient aux circuits identifiés : opticiens, pharmacies, enseignes et distributeurs spécialisés, structures scientifiques ou astronomiques reconnues, associations reconnues. La vigilance s’impose sur les achats en ligne d’origine extra-européenne ; un problème constaté peut être signalé via Signal Conso.

Et si aucune paire conforme n’est disponible, la réponse de l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes est la seule qui vaille : « Si vous ne disposez pas de lunettes conformes, n’observez pas directement le soleil. C’est la seule recommandation permettant d’éviter tout risque de lésion oculaire. » Aucun montage de fortune ne remplace un filtre conforme.

1999 : le seul bilan chiffré français, et ce qu’il dit

La France ne dispose que d’une mesure des atteintes oculaires liées à une éclipse : celle de l’Institut de veille sanitaire, devenu Santé publique France, avec le Réseau de surveillance des urgences, après l’éclipse totale du 11 août 1999. Le dispositif a recensé 1 024 consultations, dont 147 atteintes rétiniennes et 106 atteintes cornéennes, et 17 atteintes sévères — acuité visuelle inférieure à 2/10 —, dont 7 bilatérales ; 39 % des patients avaient entre 15 et 29 ans.

Un chiffre éclaire la règle énoncée plus haut : parmi les patients de 1999, 100 avaient observé à l’œil nu, 32 avec des moyens inadaptés, et 74 avaient retiré leurs lunettes en cours d’observation. En 1999, l’éclipse était totale sur une bande traversant le nord du pays, et le retrait des lunettes y avait, pendant quelques dizaines de secondes, une base astronomique. Aucune phase de ce type n’existera en France métropolitaine le 12 août 2026, où les lunettes se gardent du premier au dernier instant de l’observation.

Quels symptômes doivent vous faire consulter

Le danger de l’éclipse pour les yeux porte un nom : la rétinopathie solaire, une atteinte de la macula, la zone centrale de la rétine qui assure la vision des détails. Dans un communiqué du 2 juin 2026 signé du Pr Stéphanie Baillif et du Pr Guylène Le Meur, la Société française d’ophtalmologie souligne que quelques secondes d’exposition suffisent à provoquer des séquelles irréversibles.

La difficulté tient à la discrétion des signes : les lésions sont indolores au moment de l’exposition et les troubles peuvent n’apparaître que plusieurs heures après. L’ARS Île-de-France le formule ainsi : « Même lorsque le soleil est partiellement caché, sa lumière reste suffisamment intense pour provoquer des lésions graves et irréversibles de la rétine, parfois sans douleur immédiate ni signe visible dans les premières heures. » Les signes à connaître : baisse importante de la vision, tache noire au centre du champ visuel, déformation des images, vision floue.

La conduite à tenir est la même dans toutes les sources officielles : en présence d’un trouble visuel dans les heures qui suivent une observation, consultez en urgence un ophtalmologue ou appelez le 15. Ces éléments sont d’ordre général et ne remplacent pas l’avis d’un professionnel de santé.

Après le 12 août : 2027, 2081 et vos lunettes

Le rendez-vous suivant est proche : le 2 août 2027, une éclipse totale traversera le sud de l’Espagne et l’Afrique du Nord et sera de nouveau partielle en France métropolitaine — de l’ordre de la moitié du disque masqué à Paris et des trois quarts à Perpignan, selon les estimations diffusées par la Cité de l’espace. Les mêmes règles s’appliqueront. La prochaine éclipse totale visible depuis la France métropolitaine, elle, est attendue le 3 septembre 2081.

Faut-il conserver sa paire pour 2027 ? Les sources ne disent pas la même chose : l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes présente ces lunettes comme un produit à usage unique, tandis que la DGCCRF, la Société astronomique de France et l’UFC-Que Choisir motivent le rejet des paires anciennes par la dégradation du filtre dans le temps, sans invoquer de principe d’usage unique. En pratique, la position la plus sûre consiste à repartir d’un filtre neuf plutôt que de compter sur une paire conservée douze mois.

FAQ — lunettes et observation de l’éclipse

Peut-on retirer ses lunettes à un moment de l’éclipse du 12 août 2026 en France ?

Non. Sur l’ensemble du territoire métropolitain, une part du disque solaire restera découverte pendant toute la durée du phénomène : selon l’UFC-Que Choisir, la Lune en masquera entre 90 et 99,9 %. Il n’existe ni lieu, ni moment, ni phase où la protection puisse être ôtée. En France métropolitaine, le 12 août 2026, les lunettes se gardent du premier au dernier instant de l’observation.

Comment savoir si mes lunettes d’éclipse sont conformes ?

Une paire vendue en France doit porter le marquage CE, la référence à la norme NF EN ISO 12312-2:2015, une notice en français, les coordonnées du fabricant et, s’il est hors UE, de l’importateur, l’identification du produit et un renvoi à la déclaration UE de conformité. Vérifiez ensuite l’état du filtre et faites le test de la lampe. Une mention « certifié ISO » ne prouve rien à elle seule.

Les lunettes de l’éclipse de 1999 sont-elles encore utilisables ?

Non. Selon la Société astronomique de France, reprise par le communiqué interministériel du 23 juillet 2026 et par les agences régionales de santé, les filtres se dégradent avec le temps sous l’effet de la chaleur, de l’humidité ou de micro-rayures, sans que cela se voie à l’œil nu. Une paire intacte en apparence peut donc ne plus protéger : utilisez une paire neuve.

Que faire si je n’ai pas trouvé de lunettes avant le 12 août 2026 ?

L’ARS Auvergne-Rhône-Alpes est explicite : « Si vous ne disposez pas de lunettes conformes, n’observez pas directement le soleil. C’est la seule recommandation permettant d’éviter tout risque de lésion oculaire. » Aucun montage de fortune ne remplace un filtre conforme. Opticiens, pharmacies, distributeurs spécialisés et structures astronomiques reconnues restent les circuits à privilégier.

Quels symptômes doivent faire consulter après avoir observé l’éclipse ?

Une baisse importante de la vision, une tache noire au centre du champ visuel, une déformation des images ou une vision floue. La lésion est indolore au moment de l’exposition et ces troubles peuvent n’apparaître que plusieurs heures plus tard. En présence de l’un d’eux, le communiqué interministériel invite à consulter en urgence un ophtalmologue ou à appeler le 15.